Comment aider nos enfants à réussir à l’école, comment les aider à réussir leur vie personnelle ? Dans cette interview de Bernadette Dullin de Happy Parents, tu vas découvrir comment accompagner au mieux tes enfants et plus spécifiquement :

  • Comment accompagner au mieux nos enfants face aux difficultés scolaires
  • Comment gérer l’allergie aux maths
  • Comment faire quand un enfant ramène une mauvaise note
  • Comment aider un enfant qui bloque sur une difficulté particulière
  • Comment gérer quand ça passe plus avec soi le parent
  • Comment entretenir le goût d’apprendre et la curiosité naturelle de nos enfants
  • et bien d’autres conseils en or…

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Retrouve notre merveilleuse Bernadette sur son site : Happy Parents

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Transcription intégrale de l’interview de Bernadette Dullin de Happy Parents:

Bonjour, c’est Cécile ! Et je suis ravie aujourd’hui parce que je suis en compagnie de Bernadette Dullin, Bonjour Bernadette !

Bernadette Dullin

Bonjour Cécile ! Quelle joie d’être avec toi. Merci, merci pour ce petit temps pour lequel je me régale d’avance.

Cécile

Alors, Bernadette, vous voyez, elle est tout sourire, je suis ravie de vous la présenter, parce que pour moi, elle incarne l’enthousiasme et la joie de vivre. Elle rayonne, donc, c’est toujours agréable d’échanger avec elle. Et vous allez beaucoup apprendre avec elle, puisqu’on va parler de l’apprentissage scolaire, on va parler d’aider nos enfants à mieux réussir à l’école. Et Bernadette avec son mari Eric, ils travaillent dessus depuis pas mal d’années. Ils accompagnent les parents, les enfants pour les aider à surmonter les difficultés qu’on peut avoir, vous le savez tous, moi aussi je suis maman. Donc, je sais que tout n’est pas toujours facile en apprentissage à l’école.

Et donc, ils accompagnent les mamans à travers leur site happyparents.com, sur lequel, effectivement, ils partagent du contenu très, très riche, sur toutes les matières qu’on peut enseigner à l’école, les maths, la conjugaison, etc. reprendre les basiques. Et moi, je suis leur blog, je suis abonnée à leur liste, parce que tout ce qu’ils partagent, je reçois des mails absolument fantastiques sur tout le partage. Donc, je vous invite vraiment à vous inscrire sur leur Newsletter, parce que vous allez vraiment aider vos enfants.

Alors, Bernadette, déjà, est-ce que tu peux, en quelques mots, te présenter, nous dire d’où tu viens. Et comment tu es arrivé comme ça à accompagner les enfants et les parents aujourd’hui, depuis plusieurs années. Alors que tes enfants eux-mêmes sont grands aujourd’hui.

Bernadette Dullin

Oui, c’est vrai. Mes filles ont 26 et 28 ans. Elles sont vraiment très grandes. D’ailleurs, ma dernière fille commence son premier job aujourd’hui, c’est un grand jour pour moi.

Écoute en fait, je dirais que je suis née pour ça, d’une maman enseignante, qui donnait tout son cœur, qui avait vraiment le sens du devoir, et du devoir très bien fait. Et qui se faisait un honneur de faire réussir les enfants. Elle avait les classes de fin d’études. Moi, j’étais à la maternelle, ces grandes filles se battaient, tu sais, pour aller chercher la fille de la maîtresse à l’école. Et elles me partageaient leur goûter. Maman m’asseyait sur l’estrade, et j’absorbai la passion de ma mère.

Donc, je pense que c’est venu comme ça. J’ai donné mon premier cours particulier à l’âge de 10 ans, et je n’ai jamais arrêté de chercher. Et puis, si tu veux, j’ai vécu à l’école. Souvent, quand tu es enseignant, on habitait dans les appartements de fonction, etc. Donc, j’ai l’odeur de l’école encore dans mon sang, dans mon nez. Et puis, j’ai aussi ces souvenirs d’enfants, autour de moi, qui ne réussissaient pas à l’école. Et c’était quelque chose que je ne comprenais pas. Pour moi, c’était juste pas possible.

Pour moi, c’était évident depuis toujours qu’on a un trésor au fond de soi, et qui ne demande qu’une chose, c’est à s’exprimer, mais parfois, on a du mal à laisser exprimer, parce qu’on ne sait pas de quelle nature est ce trésor. Il y en a qui sont fantastiques pour la cuisine, d’autres ça va être pour l’électronique, d’autres ça va être le jardinage, d’autres ça va être la boulangerie, ça va être la médecine, ça va être le droit.,,

Et l’important, c’est que chacun vienne déployer pour son propre bien-être les dons que la nature lui a donné. Et puis, ça n’a de sens que si c’est donné et partagé.

Donc, ma quête depuis toujours, c’était la réussite, mais surtout, je dirais, la réussite personnelle. Et de fait, ça fait une réussite globale. Donc, d’être heureux, s’épanouir, qui qu’en soit, quelle qu’en soit, quel que soit ses dons, et de les optimiser.

Cécile

Et donc, vous avez créé happyparents.com où vous partagez, il y a une université, il y a beaucoup de choses, beaucoup de contenus partagés. Tout ça, c’est venu au fur et à mesure, comment vous avez commencé à accompagner les parents et les enfants ?

Bernadette Dullin

Tu sais, j’ai commencé par faire une remise à niveau, parce que je me suis aperçu de la béance des lacunes dans des apprentissages de base. Et c’est à ce moment-là que je me suis aperçu qu’en fait, les programmes ne sont jamais terminés, d’une année sur l’autre. Et que, avec le temps, ça crée une fragilité. Donc, j’ai commencé par faire une remise à niveau en mathématiques.

Et je me suis dit : mais comment faire pour que ce soit différent, et que ça produise réellement un tremplin. Et en fait, j’ai un petit temps d’une demi-heure avant… La remise à niveau, elle se passe en cinq matinées, 3 heures, 5 matinées de suite dans une semaine. Et la première demi-heure, on fait toute autre chose que des mathématiques, et où je viens justement pour, accueillir l’être, connaître son histoire, s’il a envie de la partager sur le plan personnel. Mais en tout cas, son histoire mathématique. Et puis, je ne veux pas vendre tous les petits secrets … la découverte fait partie du plaisir. Mais avec ça, si tu veux, on ne laisse aucun fantôme derrière.

On va avancer au rythme de l’enfant, et chaque fois qu’on apporte un outil, on va l’utiliser dans le chapitre suivant. J’ai créé un itinéraire transversal qui permet de reprendre la maille qui a filé. Et donc, à chaque fois, on va l’utiliser. C’est parti comme ça. Et en fin d’été, vous allez dire : « Oh la la, avec toi on n’a pas peur «  avant la rentrée. Et puis, après, « garde nous » et puis après, j’ai eu les cousins, les voisins, et ça a démarré comme ça.

À l’époque, j’avais même deux petites qui faisaient une heure de voiture pour venir à la maison. J’ai dit : « Non les filles, pas pendant l’année scolaire, ça va être trop fatiguant ». Et alors, pour elle, le Skype n’existe pas à l’époque. J’avais acheté un pont téléphonique, et on faisait des débats d’adolescents. Ça a démarré comme ça. Et puis, après les maths, le français, puis l’anglais, et puis, et puis, et puis, et puis tout de suite en parallèle des ateliers de type développement personnel, éducation au stress, éducation à la relation.

Cécile

Oui, vous avez toute une équipe pour vous épauler dans ces thématiques-là, c’est ça ?

Bernadette Dullin

Eh bien, tu as raison. En fait, on forme des dames et des hommes à faire le même métier que nous. Et donc, on en a partout dans le monde francophone.

Cécile

D’accord ! Donc, quelqu’un qui dans le sud de la France, au nord de la France….

Bernadette Dullin

Qui est en Suisse, en Belgique, qui est en Nouvelle-Calédonie.

Cécile

Dans toute la francophonie.

Bernadette Dullin

Absolument ! C’est merveilleux. Je suis très fières de mes formatrices, elles font les choses merveilleusement bien.

Cécile

Donc, pour les retrouver, c’est sur ton site, c’est ça.

Bernadette Dullin

Voilà, c’est ça.

Cécile

Alors, si on parlait des maths, justement, c’est intéressant, parce que je sais que c’est une douleur pour beaucoup d’enfants les mathématiques.

Bernadette Dullin

Ah oui.

Cécile

Et alors, est-ce que tu retrouves des choses en commun, chez les enfants justement qui font une espèce d’allergie aux maths ?

Bernadette Dullin

Absolument. Il y a toujours une histoire triste, douloureuse avec un enseignant, et très souvent, en moyenne section, vers les 3, 4 ans. En moyenne section et la maternelle, veillez bien à ce que les choses passent bien, à bien parler l’enseignant, à bien faire le pont, parce que ça se cristallise là. Je retrouve des élèves en quatrième, qui sont, voilà… Sinon, oui, il y a une année, il y a eu plusieurs remplacements, il y a eu une année, où on ne comprenait pas. Parfois, le prof est adorable, mais il a une intelligence qui est différente de l’enfant, et ça ne passe pas.

Ce n’est pas qu’ils ne s’apprécient pas sur le plan personnel, mais la manière de présenter, et la manière de recevoir, il ne percute pas. Voilà, ce n’est pas grave.

Ce qui est important comme message à donner, c’est que, quelle que soit l’histoire, rien n’est jamais perdu. Je parle, et je dis ça pour les enfants qui n’ont pas d’intelligence spécifique, mais je dis ça très particulièrement pour les enfants de type « dys quelque chose » parce que eux aussi peuvent y arriver. Ils ont juste besoin de beaucoup d’encouragement et de technique. Donc, on a aussi fait, pour aider les familles et les enfants, des vidéos, tout un jeu de vidéos, si l’enfant est en panne en rentrant le soir. Je sais mes filles rentraient souvent : « Alors, maman, je n’ai rien compris ».

Des enfants qui sont tellement perfectionnistes, ils ont loupé un truc, ils ont l’impression qu’ils ont tout loupé. Donc, on a créé des petites vidéos, toutes courtes. Par exemple, classés par ordre alphabétique, pas par classe, pas par niveau, parce qu’on est en quatrième, et des fois, on pêche, parce qu’on n’a pas compris la conversion des mesures en primaire. Donc, on a tout organisé par ordre alphabétique. Et par exemple, pour les fractions, il y a peut-être 6 vidéos. On commence d’abord par le vocabulaire, les maths, c’est d’abord du vocabulaire. Une leçon clairement énoncée. C’est simple. Et après, on peut faire des mathématiques qui sont une science exacte.

Pour les mathématiques, je vais présenter des petites histoires, je vais dire, premièrement, tu poses cette question, Pour les factorisations par exemple, je vais dire premièrement, deuxièmement, troisièmement,,, tu vois, et je vais donc m’organiser comme ça. Et donc, l’enfant va appliquer. J’ai dit : écoute, je te présente les mathématiques comme une recette de cuisine. Si tu dois faire la mousse au chocolat, est-ce que tu vas dire « Aie, aie, je vais y arriver, je ne vais pas y arriver ». Mais non, tu dis « quand est-ce qu’elle est finie cette mousse que je puisse la goûter réellement maman.

Et tout est présenté comme ça. Donc, tu n’as pas peur. Et très souvent, les enfants disent, ils essaient, et ils arrivent à la fin, parce que, étape par étape, ils y arrivent. Ils me regardent et me disent : « mais c’est ça ? »Je leur dis : « Oui ». « Ce n’est pas plus difficile que ça ? » « Non ! »

Et avec le temps, et avec les succès qui se succèdent, l’enfant devient capable de réussir, et après, bien sûr, le plaisir vient.

Cécile

Et puis, la confiance avec, j’imagine parce que, on se sent quand même beaucoup plus confiant quand on a réussi à surmonter des difficultés comme ça, même pour le reste de la scolarité, c’est extraordinaire, et puis pour la personne en soi.

Bernadette Dullin

Oui, c’est ça. Alors, on vend des remises à niveau que les gens peuvent faire seuls. Donc, pareil, petites vidéos, petites astuces, On fait son petit exercice. Et sinon, les remises à niveau qu’on fait ensemble, avec toutes ces parties psychologiques, souvent, c’est un point de départ.

Cécile

D’accord. Alors, tu utilises aussi tout ce qui est ludique puisque j’ai vu des petites vidéos sur la grammaire où il y avait, enfin, c’est avec un tableau, c’est assez ludique…

Bernadette Dullin

Oui, c’était le participe passé, l’accord du participe passé.

Cécile

Oui, participe passé, exactement. Et du coup, le ludique, tu dirais, c’est aussi un outil pour toi ?

Bernadette Dullin

Ah oui, mais c’est indispensable. Je crois que c’est par le jeu… D’ailleurs, j’ai écrit deux e-books qui s’appellent « Jeux pour apprendre en s’éclatant ». Parce que quand on joue, on joue, et puis, on sait que des fois on perd, des fois on gagne, mais ce n’est pas grave. C’est un jeu. Et je crois vraiment qu’il faut vivre la scolarité comme ça. Parce qu’en dédramatisant les choses, et surtout, il faut y mettre du plaisir, il faut y mettre du fun. Parce que dès qu’on est dans la contrainte, dès qu’on est dans le « il faut », dès qu’on est dans le timing, et tout ça. Ça met une pression, et dès le départ, ça met un handicap.

Donc, des formes, des couleurs, des histoires, et avec ça, on le fait quoi.

Cécile

Oui. Même pour les maths. Surtout pour les maths.

Bernadette Dullin

Pour les maths, pour l’anglais, pour tout, c’est vrai pour tout. En fait, apprendre c’est un plaisir.

Cécile

Oui, c’est ça.

Bernadette Dullin

L’enfant est né avec ce désir ardent d’apprendre, parce que c’est comme ça qu’il va grandir. Il a une curiosité naturelle, et cette curiosité naturelle, il faut l’entretenir, et la gratifier. Il faut qu’il expérimente que chaque fois qu’il apprend quelque chose, waouh, c’est une joie, c’est une victoire. Et puis, quand tu as du challenge, et que c’est difficile, ça décuple la joie. Il ne fait pas croire que c’est douloureux. Au contraire.

Cécile

Et quel rôle ont les parents par rapport à l’école. Admettons qu’à l’école, ce soit un petit peu compliqué. Comment toi, tu vois le rôle du parent ? Comment il peut accompagner au mieux son enfant quand il est un petit comme ça, en proie des difficultés dans sa classe ?

Bernadette Dullin

J’ai été maman, et quand l’enfant amène une mauvaise note, tout d’un coup dans notre société de consommation, de compétition, on se dit « ca y est, il prend du retard, il va reculer…. » c’est traumatisant. Alors, il faut sortir de ça. Ce n’est pas grave. « c’est quoi la difficulté… Tiens, montre-moi ta copie. Fais voir. On va regarder où c’est rouge ». Tu vois, et puis on parle un peu imagé. Ah, c’est ça que tu n’as pas compris. Alors, je vais te le réexpliquer. Des fois, ce n’est pas la première explication, parce que des fois il faut l’expliquer d’une autre manière. Mais attends, on va inventer une autre manière.

Et l’important aussi, c’est d’essayer de faire des ponts avec la vraie vie, donc, mettre du concret. On est beaucoup dans l’apprentissage global encore, même des mathématiques. Il faut tout ramener à du concret avec de l’expérience. Et après, on va refaire des exercices. Ce qui est important aussi, c’est que quand on prépare un contrôle, c’est de refaire les exercices. Pas les justes, on sait les faire depuis le début. Mais ceux où on s’est trompé. Pour ne pas que ce soit trop long, peut-être qu’on ne va refaire que la partie où on s’est trompé.

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Alors, tu t’y remets, si ton exercice, il fait sept lignes, si tu t’es trompé. Je vais faire un petit dessin. Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept. Je me trompe toujours quand je passe de la ligne 5 à la ligne 6. Donc ne refais pas les cinq premières, elles sont justes. Ne refait pas la toute dernière, elle est juste. Prenons un papier blanc, cachons la sixième et essayons de faire un passage de la 5 à 6. C’est facile. On sait faire ou on ne sait pas faire. Tu verras régulièrement qu’on se trouve au même endroit. C’est oui, c’est là que ça coince. Donc, on sait faire, on ne sait pas faire, cela dure 2 secondes.

Je ne sais pas faire, ce n’est pas grave, je regarde, ah oui c’est vrai. Demain, j’y reviendrai. Il me semble que c’est comme ça, je vais essayer : « Bon, c’est un bon début, mais c’est pas ça jusqu’au bout , ce n’est pas juste jusqu’au bout, on fait encore une erreur… Pas grave, on y reviendra demain. Et ça ne prend pas beaucoup de temps. Et rien que ça, ça fait une vraie différence. C’est là qu’on apprend. Si je ne refais pas ce passage, que le devoir était globalement pas très bon avec le professeur. On a un contrôle avec particulièrement des difficultés là-dessus. Au lieu d’avoir 8/20 comme au premier devoir, je vais avoir 2.

Ce qui est important, et on le dit dans le langage de tous les jours, on apprend de ses erreurs. Donc, c’est ça, le conseil c’est ça. Et donc, accueillir les bonnes comme les mauvaises notes. Quand les mauvaises notes arrivent, et se dire : « ce n’est pas grave, on va regarder ce qui a cloché ». Et puis, tu verras. Prochain coup, tu me ramènes un 18.

Cécile

Donc, on décortique, on prend la partie qui ne va pas. Donc, tout à l’heure, tu me parlais juste avant l’interview, là, on a 8/10, on garde les deux points qui manquent, et d’où vient… associer l’erreur à ces deux points, qui peuvent faire la différence quand on fait le devoir suivant ou on va avoir compris. On va débloquer ces deux points qui manquaient par exemple.

Bernadette Dullin

C’est ça. On apprend de ses erreurs. Si on réapprend toujours des choses qu’on sait, on n’apprend rien…

Cécile

Oui, c’est ça. Super conseil, merci beaucoup. Je te pose plein de questions, car j’ai envie d’en savoir plus ! Alors, admettons qu’un enfant qui a cumulé des difficultés, ou avec lequel des fois, avec papa et maman ça ne passe pas bien, parce qu’on s’est confronté pendant quelques mois. Du coup, l’enfant va avoir du mal à écouter ses parents, par exemple, même quand ils lui donnent de bons conseils pour comprendre et débloquer l’erreur. Donc, là, tu ne conseilleras quoi, d’aller voir… d’être accompagné ?

Bernadette Dullin

Oui, si tu veux, la question scolaire prend tellement de place dans la famille aujourd’hui, qu’on dirait parfois qu’on n’élève pas des enfants, mais des élèves. Et c’est triste parce que ça touche la relation parentale. Ça met la relation en souffrance. Donc, quand on sent ça, il faut avoir la sagesse de déléguer cette partie-là. Parfois, c’est le papa qui va avoir plus de distance, qui va être moins émotif. Parfois ça va être la mamie, parfois ça va être la voisine, parfois ça va être un prof particulier. Oui, mais c’est sage.

Cécile

Oui, tout à fait. C’est ce qui va leur donner encore une fois confiance dans l’apprentissage.

Bernadette Dullin

Voilà !

Cécile

Et le goût d’apprendre, on en parlait juste avant aussi, ça se développe, tu parlais de lecture.

Bernadette Dullin

Oui, le goût d’apprendre, je dirais que c’est naturel chez l’enfant. L’enfant naît avec cette curiosité naturelle, et cette envie d’apprendre, l’envie d’être plus grand, l’envie de faire seul. À deux ans, seul. On veut déjà le faire. Donc, c’est naturel. Ce qui veut dire, si ce n’est plus naturel, à présent, c’est qu’il y a des choses… Donc, ce qui est important c’est toujours d’encourager, toujours valoriser, valoriser l’échec, valoriser l’erreur, valoriser l’effort, valoriser et puis donner l’appétit. Il existe, aujourd’hui, on a une chance folle, on a une qualité de la presse écrite de la littérature pour enfant, qui est exceptionnelle.

Et puis, là, justement, je suis allée à la médiathèque de Rilleux où j’habite. Je me suis dit : « Tiens je vais aller voir le rayon développement personnel, où on en est un petit peu parce que j’achète beaucoup de livres ». Je me disais « Tiens ». Et là, je suis allée les féliciter, je me suis pâmée, j’ai trouvé les derniers livres que j’avais achetés. Je me suis dit : « Mais c’est extraordinaire ». Et donc, au rayon enfants, dans cette médiathèque, c’est un bonheur depuis que mes enfants sont enfants. Et franchement, il existe des livres qu’on met dans l’eau, il existe des livres à sentir, les livres à toucher, l’heure du conte,

Quel que soit l’âge des enfants, et surtout, ne pas se dire « ça y est, ils sont en CP, terminé les soirs à lire des histoires aux enfants », c’est tout le contraire. Et il y a tellement de choses qu’on peut apprendre par le livre, comme par le jeu. Le jeu et le livre. Le livre est essentiel parce que c’est un cheminement personnel. Un livre ça nous habite, surtout quand on est enfant, mais même adulte. On se transpose dans les personnages, le temps que dure le livre. Voilà. Et quand on revient sur le livre, c’est presque comme quand on vient voir un ami où tu en es, qu’est-ce que tu vas faire ? C’est extraordinaire.

Donc, oui. La curiosité, ce n’est pas qu’avec les livres, c’est aussi en se baladant en forêt. Tiens, je vous donne un exemple. Un jour, j’emmenais nos enfants, avec mon mari bien sûr, dans la forêt de Chamarande. Et j’avais amené du plâtre et des boîtes de camembert, et on a fait des moulages d’empreintes d’animaux. Et après, évidemment, les enfants sont allées à la bibliothèque, elles ont sorti des livres, pour voir quel animal avait marché. Et puis, après du coup, on s’est rendu compte à côté des traces qu’on trouvait des crottes. Et du coup, entre les traces, les crottes, on a pu vraiment identifier l’animal que c’était, parce que parfois on peut avoir des doutes entre deux.

Et après, on a nettoyé les empreintes, on les a cirées. Vous voyez. Et donc, ce passage de ce qu’on voit dans la vie au livre, les livres qui nous amènent à la vie. Et c’est ça. Et l’école et la vie devraient être au service l’une de l’autre. Des choses qu’on trouve dans la forêt, qu’on amène à l’école. La maîtresse te pose les questions ou les copains.. on ne sait pas répondre, on dit : mais je vais le chercher, on retourne sur la tablette ou à la bibli. Et c’est ça qui donne ce goût d’apprendre.

Cécile

Oui, oui, tout à fait, ça se développe, en fait. Ça se développe, et ça s’entretient.

Bernadette Dullin

Oui. Ça se développe, et ça s’entretient. Oui.

Cécile

Génial ! merci beaucoup, Bernadette. Alors, on peut donc aller sur votre site happyparents.com. Qu’est-ce que tu conseillerais comme parcours à des parents. Qu’est-ce que tu conseillerais comme parcours, quelqu’un qui te découvre ou quelqu’un qui découvre votre site en fait ? Qu’est-ce que tu dirais de faire dans un premier temps ?

Bernadette Dullin

C’est vaste. S’ils ont envie de goûter déjà pas mal de vidéos, et je donne plein de conseils dans HappyParents TV. S’ils rentrent sur HappyParents TV, déjà, je raconte des histoires. Certaines sont pour éclairer les enfants, d’autres sont pour éclairer les adultes. J’invite les adultes à écouter les histoires des enfants, parce que nous sommes des enfants depuis plus longtemps que nos enfants. Alors, ils trouveront la vidéo sur le participe passé, ils en trouveront sur la conjugaison, sur apprendre à lire l’heure. Donc, déjà, ça leur donnera des idées.

Il y a aussi des interviews de formatrices. Ça peut éclairer, ça peut donner des vocations. Et puis, il y a donc, des vidéos aussi sur le contenu mathématique. Donc, ça peut donner envie. Et franchement, nos vidéos, j’ai des familles qui n’ont pas l’argent pour payer des cours particuliers. J’ai des familles d’enfants autistes aussi qui prennent les vidéos, et qui m’écrivent spontanément, en me disant que juste avec les vidéos, les enfants ont pris deux points de moyenne. Ça me fait tellement plaisir. Cela fait pas mal de voies.

Cécile

Exactement ! Enfin, là, vous découvrez Bernadette un échantillon de tout ce qui est partage, mais c’est juste énorme en fait la richesse du contenu sur votre site.

Bernadette Dullin

Il y a une méthode qui aide beaucoup les collégiens et les lycéens. C’est la méthode « apprendre à apprendre ». Parce que c’est le premier cours qu’on devrait avoir à l’école. Apprendre à apprendre, apprendre à faire une fiche, apprendre à réviser un devoir, apprendre à gérer un énoncé, apprendre à relire une copie, et toutes ces choses. Ça c’est très aidant.

Cécile

Un mode d’emploi.

Bernadette Dullin

Oui, voilà !

Cécile

OK. Mais merci beaucoup. On te retrouve sur happyparents.com et à très, très vite.

Bernadette Dullin

Merci beaucoup.

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