Peur des monstres

La peur des monstres, avec la peur du noir, est l’une des peurs les plus répandues chez nos enfants, une peur qui persiste sur plusieurs années dès le plus jeune âge.
Les monstres empoisonnent la vie de nos enfants, les empêchent de s’endormir ou leur fait faire des cauchemars en pleine nuit.
Et par ricochet, les monstres empoisonnent aussi notre vie d’adultes : Quand on pense avoir un moment de tranquillité à la maison après avoir couché nos enfants, un moment où on va pouvoir faire les tâches que l’on a pas eu le temps de faire dans la journée ou encore un moment de détente comme prendre un bon livre ou regarder notre série préférée. Boom, c’est généralement à ce moment là que les monstres sévissent et nous obligent à nous interrompre. Nos enfants pleurnichent ou pleurent et nous appellent à la rescousse en criant : “Maman, j’ai peurrrr du monstre !”

Les peurs nocturnes des enfants sont bien réelles

Les peurs du soir et les peurs nocturnes sont présentes chez nos enfants très jeunes avec des pics vers 3-4 ans et elles continuent à les terrifier jusqu’à 9-10 ans, certes avec moins d’intensité et de fréquence mais elles continuent. Ma fille de 8 ans continue de temps à autre à m’appeler parce qu’elle a peur des monstres par exemple.

Dans 99% des cas ces peurs sont bien réelles dans l’esprit des enfants, ce n’est pas pour nous enquiquiner, les enfants ont réellement peur et ne peuvent pas s’en débarrasser sans notre aide.

Nos enfants sont en permanence confrontés à des situations qui leur font peur

Nos enfants dès leur plus jeune âge sont confrontés à des situations qui leur font peur, que ce soit:
– Un chien qui aboie soudainement dans un jardin quand on passe devant le grillage en se promenant avec nos enfants,
– Des images à la télévision, parfois de personnages de dessins animés qui se transforment en monstres dans leur esprit le soir,
– Des mots, une conversation que nous avons eue avec notre conjoint ou nos amis au téléphone alors que l’on a l’impression qu’ils sont en train de jouer sans faire attention
– Le bruit de la tondeuse à gazon dans le jardin du voisin… etc

Tous les jours, nos enfants vivent des situations qui les effrayent et même si on peut essayer de limiter ces situations auxquelles ils sont exposés, par exemple en évitant de regarder la télévision en semaine, et bien, on ne peut pas mettre nos enfants sous cloche !
D’autant que certaines choses qui leur font peur peuvent nous paraître anodines. Et puis on ne fait pas forcement toujours attention à tout ce qui se passe dans notre environnement : par exemple, lorsque l’on passe en voiture près d’un ado en mobylette avec un casque noir sur la tête dont l’image marque nos enfants…

Les peurs non exprimées sont ancrées dans la mémoire de nos enfants consciemment ou inconsciemment

Si sur le moment notre enfant n’exprime pas sa peur, ou s’il commence à pleurer et qu’on interrompt ses pleurs en disant : “ne pleure pas ce n’est rien, c’est juste une mobylette” ou “les grands garçons ne pleurent pas”… Si on l’empêche de pleurer, de se libérer de cette peur par les pleurs, et bien cette peur reste stockée en lui comme dans une boîte, gravée dans sa mémoire inconsciente.

Et un jour, ça peut être le soir même, dans les jours qui suivent ou même plusieurs années après, une image, un bruit, une odeur, réveille ce souvenir inconscient en lui et notre enfant a peur sans même qu’il sache pourquoi. Et cette peur peut prendre la forme d’un monstre.

Quand nous avons peur, notre système limbique prend le dessus

La peur siège dans notre système limbique, notre cerveau du bas, plus précisément dans notre amygdale.
Quand on a peur, notre cerveau du haut s’éteint, on n’arrive plus à réfléchir, à utiliser notre logique même si on nous démontre par A+B en ouvrant le placard qu’il n’y a pas de monstre à l’intérieur.
C’est valable pour les enfants et pour les adultes. Et c’est un peu plus intense chez les enfants parce que leur cerveau du haut est en construction donc, à ce moment là, ils sont vraiment sous l’emprise de leur cerveau du bas.

Que peut-on faire pour aider nos enfants à gérer ces monstres qui sont dans leur tête ?

Cauchemar enfant peur nocturne enfant

Dire que “les monstres n’existent pas ” n’aide pas les enfants

Leur dire “mais non ce n’est rien, les monstres n’existent pas !” ne les rassure pas, parce que pour eux ces monstres sont bien là. Nos enfants vers 2-3 ans ont une imagination débordante, ils sont de voir des monstres plus vrais que nature dans leur esprit, ils les voient dès qu’ils ferment les yeux, ou encore les imaginent dans l’ombre formée par le reflet d’un meuble, derrière un rideau ou dans la forme d’un objet dans la pièce.

Si c’est un objet dans la pièce qui leur fait penser à un monstre, c’est assez simple à gérer… Il suffit de sortir cet objet de la pièce et généralement ça suffit à apaiser notre enfant. Quand ma fille avait 4 ans, on est allé dormir chez des amis et dans la pièce où elle dormait il y avait un tableau un peu abstrait avec une femme au regard un peu flippant avec des ombres derrière elle, et Luce n’arrivait pas à s’endormir, elle m’a dit “j’ai peur de la dame”. On a décroché le tableau du mur pour la nuit et on l’a sorti de a chambre et tout est rentré dans l’ordre.

Pour rassurer nos enfants, on peut bien sûr également mettre une veilleuse dans leur chambre.

veilleuse enfant

Mais quand le monstre est ancré dans la tête de nos enfants qu’est-ce que l’on peut faire ?

5 astuces pour aider nos enfants à gérer leur peur des monstres

Astuce N°1 : RECONNAITRE LA PEUR DE NOS ENFANTS

La première astuce, c’est d’accepter la peur de nos enfants au lieu de la nier. Reconnaître la peur de nos enfants permet de rétablir le lien avec eux parce que pour eux, il y a vraiment un monstre dans leur tête. Donc on peut leur dire par exemple “Oh ma lulu tu as peur d’un monstre, je comprends, ça fait peur les monstres et si j’en voyais un j’aurais peur aussi”
On est compréhensive, on fait preuve d’empathie et ce faisant on aide nos enfants à s’apaiser.

gérer les peurs nocturnes

Astuce N°2 : AIDER NOTRE ENFANT A DÉCRIRE LE MONSTRE

La seconde astuce c’est d’aider notre enfant à décrire le monstre qu’il voit.
En fait on va l’aider à faire appel à son cerveau du haut, à désactiver son amygdale. Comment on fait ça ? Et bien en faisant parler notre enfant, en lui faisant raconter ce qui le tracasse, en lui posant des questions pour l’aider à verbaliser.

A partir de 7-8 ans, c’est assez facile parce que nos enfants peuvent s’exprimer verbalement facilement, ils peuvent décrire assez précisément ce qui les tracasse. Donc on peut leur poser simplement la question :  A quoi il ressemble ce monstre ? Et on les écoute nous raconter en détail quelle forme a pris ce monstre.

Avec les enfants plus jeunes, on doit poser un peu plus de questions ou des questions un peu plus précises pour les aider pour leur faire raconter ce qui les tracasse. Par exemple on peut leur demander :  il est grand ce monstre ou il est petit ? il est grand comment, comme toi ou encore plus grand comme moi ? Comment est sa tête ? elle est ronde comme un ballon ou toute tordue ? il a un seul œil, est-ce qu’il en a 2 comme nous ? il est de quelle couleur ? etc.
Le fait de le faire parler va l’aider à s’apaiser parce qu’il va commencer à sortir de l’emprise de son cerveau du bas et à utiliser son cerveau du haut, il va commencer à raisonner.

Astuce N°3 : PROVOQUER LE RIRE

Une fois que l’on a fait parler notre enfant pour décrire l’image de ce monstre, on va l’aider à changer l’image qu’il a de ce monstre dans son esprit. Donc par exemple on peut lui dire : ” Imagine que ce monstre porte un maillot de bain rigolo ou un costume de clown, on pourrait lui mettre un chapeau, comment il serait ce chapeau ? tu imagines s’il avait un nez rouge ?
On va chercher à provoquer le rire pour baisser son niveau d’angoisse et de stress.

On peut également chasser le monstre ou lui parler. On peut demander à notre enfant : “Comment il s’appelle ce monstre ?” et s’il ne sait pas ou ne trouve pas de nom, on peut l’aider à le baptiser en fonction de ce que notre enfant nous a dit à son sujet… Si par exemple notre enfant a décrit ce monstre comme un géant tout maigre orange
on peut dire :” He tête de carotte ! tu ne me fais pas peur !!! sors tout de suite de cette pièce !”;

Évidemment ça ça fonctionne si on est en début de soirée et que nous sommes assez alerte pour jouer et faire le clown, mais parfois les monstres apparaissent en pleine nuit et je ne sais pas si vous êtes comme moi mais à certaines heures, c’est moi qui peut devenir un monstre parce que je suis épuisée et qu’on m’a réveillée à 2h du matin alors que j’étais plongée dans un sommeil profond…

Dans ce cas personnellement je suis incapable de faire preuve de patience ou d’imagination. Pour éviter de réveiller toute la famille, on peut se glisser dans le lit de notre enfant pour finir la nuit tranquillement ou bien le faire dormir avec nous.
Le lendemain, on peut prendre les devant pour éviter que ça se reproduise et jouer au jeu carte blanche. J’en avais parlé dans cette autre vidéo.

Astuce N°4 : JOUER A “CARTE BLANCHE”

Avant d’aller au lit, on donne 100% de notre attention et de notre temps à notre enfant pour jouer à un jeu qu’il ou elle choisit pendant 5-10 minutes.

Grâce à ce jeu, où on est à l’écoute, on donne la dose d’attention et d’affection dont notre enfant a besoin. C’est vital pour lui et on l’aide de cette façon à passer une bonne nuit sans se réveiller.

Astuce N°5 : REJOUER AU MONSTRE ET INVERSER LES RÔLES

L’astuce N°5 c’est de rejouer au monstre en inversant les rôles :

  • Endosser le rôle du monstre qui fait le malin mais qui rate tout, avec notre enfant qui terrasse le monstre, donc qui nous terrasse et qui a le rôle du puissant et donc on va aussi provoquer le rire
  • ou faire jouer à notre enfant le rôle du monstre qui nous terrorise pour lui donner le pouvoir

voila merci de me laisser un commentaire pour me dire : quelles sont les peurs du soir ou les peurs nocturnes de vos enfants qui vous tracassent ?

Cet article a 24 commentaires

  1. Emmanuel

    Bonjour,

    Je suis thérapeute et j’aime bien votre astuce qui consiste à jouer le monstre maladroit avec l’enfant.
    L’on peut aussi faire dessiner l’enfant. Il va se représenter sur un dessin avec le monstre. Il peut, grâce à cela, prendre de la distance avec sa peur, il l’extériorise.
    En début de thérapie, il se dessine tout petit et le monstre est énorme. Au fur et à mesure de la thérapie, la tendance s’inverse, le monstre rapetisse et l’enfant grandit grandit…
    Ça marche avec les touts petits mais avec les plus grands aussi !

    Emmanuel

  2. Burgler Béatrice

    Un grand merci pour tous vos conseilles, plusieurs m’ont déjà aidé et pour la peur il tombe bien car je sus en plein dedans. Je vais donc tester cela dés que l’occasion va ce présenter!
    Bonne journée et merci encore

    Béatrice

  3. Anouchka

    Merci pour ces astuces ! Ici, ce n est pas tellement les monstres pour mon fils de presque 4 ans, mais plutôt les peurs d être tout seul… I jamais vous avez d autres idées, je suis preneuse car je deviens un réel monstre pendant la nuit… Mercii

  4. Corentin

    Bonjour Cécile, et merci pour ces conseils : j’ai justement dû enlever une voiture de la chambre de mon fils cette nuit parce que son aileron s’était transformé en bras de spiderman qui voulaient l’attraper!
    Bonne idée de “ridiculiser” le monstre en le déguisant. La même méthode est décrite dans le dernier livre de Laurent Gounelle pour la préparation des sportifs professionnels.
    A bientôt
    Corentin

  5. Messon Paula

    Une astuce ; la boite à cauchemars
    Une vieille boite à chaussures customisé fait l’affaire [ à customiser avec l’enfant ]
    On explique à l’enfant qu’on le comprend et que faire des cauchemars n’est vraiment pas drôle , voire même très effrayant.
    On lui demande d’entrouvrir la boîte pour raconter ses cauchemars de bien la refermer ensuite pour qu’il ne puisse pas s’en échapper et venir à nouveau lui gâcher ses nuits .

    Cette boite peut aussi avoir la forme d’un monstre .
    Posez la boite monstre avaleur de cauchemars dans la chambre de l’enfant .
    Dès que votre enfant fait un cauchemar , dites lui de le dessiner et mettez la feuille dans la gueulle du monstre.
    A partir de ce moment le cauchemars est mangé et dévoré .
    Ainsi ce mauvais rêve ne peut plus revenir [ pensez à vider la boîte de temps en temps ]
    Comme il ne peut y avoir qu’un seul monstre par pièce ,, l’ avaleur étant dans la chambre de vôtre enfant , aucun autre monstre ne peut y rentrer .
    Bonne nuit

  6. Emilie

    Merci pour ces astuces!
    Et avec des enfants plus petits… avez-vous des conseils?
    Ma fille a 21 mois et semble se réveiller la nuit en ayant peur de quelques chose. Cauchemars? Solitude? Silence? J’ai mis une veilleuse (le chat de ton article!), ça l’aide… mais ça ne fait pas tout!

    1. Cécile

      Bonjour Emilie, pas facile d’être séparée de vous pendant la nuit dans le noir… une fois qu’on a vérifié les basiques pas soif, pas de fièvre, pas trop chaud, et qu’on a bien installé le ou les doudous à ses côtés, personnellement je resterais près de votre fille en disant des mots rassurants jusqu’à ce qu’elle se rendorme et si elle pleure, je ne la laisserais pas pleurer seule parce que ça ne ferait qu’amplifier sa peur et ses réveils nocturnes.
      Ensuite, quand on a mis des rituels en place avant dodo, jouer avec elle dans la journée à des jeux qui favorisent le contact physique et les échanges avec vous : par exemple lui faire faire l’avion son ventre sur vos jambes en vous mettant allongée sur le dos, genoux repliés. J’aurais l’occasion d’en reparler prochainement.
      Au plaisir 🙂

  7. Victoile

    aaah excellent! mon fils a peur des monstres et jusque là je l’aidais à les chasser avec sa peluche rhinocéros (qu’est-ce qu’il est fort ce rhino!!!) et je lui ai dis que “Nicéros” comme il dit le protégeait aussi pendant la nuit mais je n’avais pas pensé à lui demander de me décrire le monstre et de jouer au monstre, ça c’est top! La prochaine fois que le monstre l’embête, je penserai à vous!

  8. Frédérique

    Manoa mon aîné faisait des cauchemars, alors nous avons ramassé des coquillages et fabriqué un “attrape-cauchemars” (un mobile en fait, fait avec du fil de pêche, les coquillages et un morceau de bois)… depuis, fini les cauchemars!
    Mais…. mes deux fils n’arrivent pas à s’endormir sans moi… le soir je suis obligée de rester avec eux jusqu’à ce qu’ils s’endorment…. pas toujours évident lorsqu’ils n’arrivent pas à trouver le sommeil….. et puis j’aimerais vraiment qu’ils arrivent à s’endormir tout seuls, cela me laisserait un peu plus de temps pour moi le soir, et les autonomiserait plus je pense!
    Merci d’avance pour une petite astuce! 🙂
    Frédérique

    1. Cécile

      Bonjour Frédérique et merci pour cette chouette idée d’attrape cauchemar, en plus c’est une activité créative très sympa à faire avec nos enfants et pour ceux qui n’ont pas de coquillages à portée de la main j’imagine que des pommes de pins ou autres peuvent faire l’affaire ?…

      Alors je pourrais te dire que j’ai LE super remède miracle pour que tes enfants s’endorment sans ta présence dès ce soir mais sur lequel je n’offre absolument aucune garantie 🙂

      Plus sérieusement, le fait que nos enfants s’endorment seuls dépend de pas mal de choses : est-ce qu’on a mis en place une routine pour créer une habitude rassurante sur ce qui va se passer chaque soir, est-ce nos enfants sont détendus, est-ce qu’ils ont pu se décharger des tensions de la journée…
      Ce que je testerais si j’étais à ta place c’est d’essayer d’instaurer une nouvelle routine après les jeux que tu pratiques déjà avec eux : exemple jeu physique tous les 3 pendant lequel ils se liguent un peu contre toi avant ou juste après le repas s’ils ont suffisamment de temps pour passer une temps plus relax avant d’aller au lit… je crois que tes enfants ont 5 et 3 ans (et demi 🙂 donc bataille d’oreiller, jeu des sumo et ils te font tomber et vous roulez par terre, etc. Ensuite au moment d’aller au lit un temps plus calme où tu leur racontes une histoire : si tu peux l’inventer pour t’allonger avec eux et vous mettre dans le noir sans trop de lumière ça les mets dans le contexte nuit en étant rassurés.
      Et puis au lieu de rester jusqu’à ce qu’ils s’endorment, je leur dirais “maintenant je vais me brosser les dents ou me mettre en chemise de nuit” ou n’importe quelle autre activité et je reviens dans 5 minutes pour vous faire un bisou : A tout de suite.
      Les 1ers soirs, tu fais ce que tu as dit, tu reviens dans les 5 minutes et tu vois s’ils sont endormis ou pas. Si tu as de la chance ils peuvent l’être… S’ils sont encore réveillés tu leur fais le bisou promis. Et tu leur dit maintenant je reviens dans 10 minutes pour le 2ème bisou…
      Et tu répètes ça les jours suivants. C’est une façon de les aider à être rassurés et s’endormir. A tester 😉

  9. Zazou

    Merci beaucoup pour vos conseils!! Je suis en plein dedans avec ma fille de 7 ans. Elle a peur des monstres, qui sont comme elle le dit “dans sa tête” et cela après avoir été dormir chez des copines, avec qui elle a regardé des vidéos effrayantes.
    Je deviens également un monstre car ça dure et ça dure et je perds patience. Cependant, j’ai constaté que ce qui marche c’est d’expliquer aussi qu’à son âge j’avais également peur de certaines choses. Mais aussi, de dessiner le monstre qu’elle voit et de déchirer la feuille. Cela a fonctionné mais d’autres monstres reviennent …
    Je vais donc tenter les méthodes que vous proposez.

  10. boubouz

    Bonjour, mon fils de 3ans fait des cauchemard depuis quelque jours et lorsqu’il se réveille il me dit qu’il voit des choses il essaye de les attraper comme des araignée, papillons, sa a l’air réel qd ie vous son regard c’est effrayant je suis obligé de dormir avec pour le rassuré et le lendemain plus rien, comment expliquer ce qu’il dit voir et qu’il essaye de chasser avec ses pain, merci.

  11. Mathieu-Tanguy Angélique

    Quand j’étais petite, je me souviens que j’avais peur des rideaux qu’il y avait dans ma chambre. Ils étaient assez vieillots, et leur couleur avec leurs motifs (un mélange de fleurs et de plantes en dessin, sur un fond noir) me faisaient souvent peur.

    J’avais peur de fermer les yeux.
    Ou encore je me souviens que quand j’avais 6 ans, j’avais peur de quelque chose (un monstre ou autre), et à la différence des autres enfants, moi j’étais davantage rassurée si je dormais par-dessus mes draps, plutôt que planquée en dessous…

    Ne me demandez pas pourquoi, je n’en sais strictement rien!
    Alors quand ma mère venait me voir, et qu’elle voyait que je grelottais par-dessus mon drap, mais que je ne voulais pas me glisser en dessous, elle ne comprenait pas. :-/

    Je me souviens aussi qu’il y avait un homme qui me faisait très peur au même âge. Il m’arrivait régulièrement de me réveiller en pleurant la nuit parce que ce type me suivait dans mon sommeil.

    Je me retournais, et il était là.

    Est-ce que ça pourrait marcher aussi de provoquer un dialogue entre le monstre et l’enfant, et qu’au fil des minutes, on invente une histoire à ce monstre pour le faire devenir à la fin un ami de notre enfant?

    Par exemple que le monstre est désolé de lui avoir fait peur depuis le départ, et qu’il ne recommencera plus. Parce que dans son monde à lui, sa famille et ses amis ont tous des apparences bizarres qui n’ont jamais fait peur à personne.

    Et chaque nuit, un monstre différent viendra désormais lui faire des bisous dans son sommeil.
    L’enfant peut ainsi avoir un nouveau plaisir à aller se coucher le soir.

    Voir même, il peut aussi s’amuser avant de s’endormir, à décrire le monstre qu’il aimerait bien voir venir.
    Et oublier ainsi sa peur des monstres.

  12. Sarah

    Bonjour,

    Mon fils a 2 ans et demi et il a toujours eu du mal a s’endormir. Depuis qu’on est passé au petit lit d’enfant (parce qu’il escaladait le lit à barreau) il fait le souk dans sa chambre et s’endort relativement tard. On a décider de fermer la porte a clé parce qu’il pouvait passer des heures à ressortir et venir nous voir avec un grand sourire (d’un air de dire z’avez vu je dors pas !!!) et puis finalement c’était toujours le même basarre il ne s’endormait pas avant 23h 0h …. Donc autant vous dire que les lendemains sont hard !!! Et puis ça a commencé tout doucement où le moment pour nous de quitter la chambre était source de pleur et de cris. On a alors pris d’avantage de temps pour le moment du coucher et pour finir on est maintenant obligé de rester avec lui jusqu’à ce qu’il s’endorme sinon c’est des hurlements a vous pêter les vitres !! Et c’est pareil pour la sieste. Sauf qu’il ne s’endort pas en 10 min mais plutôt en 1h30 voir 2h !!! Et quand on a essayer de lui faire dire pourquoi il voulait pas être dans sa chambre il nous dit qu’il a peur du pigeon qui chante et du Hiboux qui chante…..
    Nous sommes épuisé et surtout nous n’avons plus de soirée tous les 2 et ce depuis plus d’1 mois.
    On a essayer la veilleuse, la musique, les étoiles aux plafond…..
    Malheureusement la patience arrive à la limite et nous sommes de moins en moins patient car fatigué !!!
    Des idées ?

    Je vais essayer de mettre en place un rituel de dodo et je vais tenter la technique du “je reviens dans 5 min pour faire le bisous” …..

    1. Cécile

      bonjour Sarah,
      je comprends votre épuisement… qui a certainement dû vous conduire à des situations extrêmes comme fermer la porte à clef.
      Alors j’ai plusieurs pistes pour vous aider:
      – la première c’est de changer radicalement d’approche… c’est à dire de passer de l’isolement de votre enfant à plus de connexion par exemple en partageant un jeu de contact physique juste avant ou après le repas et un jeu dans lequel votre fils rit à gorge déployée et dans lequel il a le pouvoir (à son âge c’est assez facile, le jeu du chat et de la souris sont un must). En faisant ça vous allez vous délasser ensemble, l’aider à libérer des hormones du bien être et à se débarrasser du stress, et remplir son réservoir d’affection.
      – J’ai quelques questions pour vous : est-ce qu’il fait des siestes longues ? est-ce que vous avez essayé de décaler son heure de coucher et de le coucher plus tard ? pour valider son rythme de sommeil. Est-ce qu’il a du mal à se lever le matin ?
      – S’il a peur, ce n’est pas du chiquet et un rituel va l’aider ainsi que les astuces partagées dans l’article.
      Je vous conseille également si ce n’est pas déjà fait de vous inscrire gratuitement à ludique attitude en cliquant sur ce lien : https://leo-melrose.learnybox.com/inscription-ludique-attitude/
      vous y trouverez les bases de la parentalité ludique et des vidéos de jeu à pratiquer avec votre fils 😉
      bonne mise en pratique !
      Cecile

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