peur nocturne

Comment aider notre enfant à gérer sa peur des esprits, des fantômes et autres créatures nées de son imagination, issus des images d’un film ou suggérée par ses copains à l’école ? Si votre enfant est effrayé par les esprits , comme le fils de 9 ans de Ségolène, lectrice du blog, ou qu’il est terrorisé par la dame blanche comme c’était le cas de ma fille, comment l’aider ?

Quand nos enfants sont à l’école primaire, ils se racontent des histoires qui font peur et en ajoutent des tonnes. Leur imagination n’a pas de limites pour alimenter ces légendes qui se perpétuent d’année en année dans les cours d’école. Et puis le soir à la maison, au moment d’aller au lit, c’est le drame… Ils ne veulent pas rester seuls dans leur chambre, ils ne veulent pas que l’on éteigne la lumière ou encore fermer les yeux…

Faire preuve d’empathie et d’écoute pour les aider lorsque la peur des esprits est là

Dire à nos enfants que les esprits n’existent pas ou que ce sont des créatures imaginaires au moment où ils ont peur est inefficace et ne les aide pas parce que cette peur est bien réelle pour eux, sans compter que n’avons pas de preuve scientifique sur le fait que ça n’existe pas ( je ne dis pas ça pour vous effrayer ;). Les recherches en neurosciences ont montré que lorsqu’on a peur notre amygdale prend le contrôle et le reste de leur cerveau ne fonctionne plus bien. D’autant qu’avant l’âge de 6 ans, le cortex pré-frontal qui nous permet de prendre du recul est en construction et continue à se développer sur les années suivantes.
Quand nos enfants ont peur, le meilleur moyen d’aider nos enfants quel que soit leur âge est de leur apporter du réconfort par du non verbal. Avec un enfant de 9 ans, on peut le serrer dans nos bras et lui caresser le dos par exemple.

Une astuce partagée par Lawrence Cohen pour réduire l’anxiété est de se passer de l’eau chaude sur les mains ou les pieds : ça réduit l’anxiété parce que ça stimule la circulation sanguine dans ces parties du corps et ça aide notre cerveau à sortir du mode panique.

En dehors de la crise de panique ou des moments de peur, avec un enfant de 9 ans, à la différence d’un enfant plus jeune, on peut utiliser des mots pour revenir sur cet épisode, par exemple le lendemain de la crise parce qu’à partir de 7 ans, un enfant sait faire la différence entre réalité et fiction.

Personnellement, j’aime bien poser des questions à ma fille pour qu’elle exprime sa peur et pour l’aider à raisonner. Si votre enfant est moins dans le verbal, lui faire dessiner ce qu’il a vu ou ressenti est une bonne alternative. L’idée c’est d’aider nos enfants à exprimer ce qu’ils ressentent pour se libérer et puis de les aider aussi à apprendre à vivre avec leurs émotions, à décider de ce qu’ils en font, bref à mieux se connaître 😉

voici le type de questions que j’aime bien poser :
Qui t’a parlé de ces esprits ? qu’est-ce qu’on t’a dit exactement ? tu y crois ? pourquoi tu y crois ? et si tu le crois pourquoi tu penses que ces esprits sont méchants ?
Pourquoi ils ne seraient pas gentils ces esprits ? qu’est-ce que tu penses que tu peux faire quand ces images viennent dans ta tête pour te rassurer ?

Nos croyances en tant que parents influencent bien entendu nos enfants. Si nous ne sommes pas à l’aise avec cette histoire d’esprits, ils ne le seront pas non plus.
Personnellement, je ne sais pas si les esprits existent et j’aime bien partager cette réalité avec ma fille. Comme j’ai perdu mon père quand ma fille avait 3 ans, j’aime bien lui dire que papi est peut-être encore près de nous, que son esprit est peut-être encore présent, je n’en sais rien.. mais ça donne une bonne occasion de rattacher l’idée des esprits à quelque chose de réconfortant. Quand à la dame blanche, pour moi c’est un gâteau et rien d’autre 🙂

“Partager ce que l’on ressent ou nos croyances avec nos enfants est aussi une façon de les inviter à exprimer ce qu’ils ressentent”.

L’idée derrière tout ça c’est de faire en sorte que notre enfant s’exprime, qu’il exprime ce qu’il ressent, ses angoisses, et d’introduire du rationnel lorsque son imagination s’enflamme.

Jouer avec nos enfants, la base pour créer le lien et la confiance entre nous

Pour créer ce lien vital pour nos enfants, je ne le répèterai jamais assez, jouer avec eux est fondamental. Grâce au jeu, nos enfants se sentent en confiance auprès de nous. A travers les rires (ou les pleurs) provoqués par le jeu, à travers le pouvoir qu’on leur donne dans le jeu, on leur donne la possibilité de se libérer de leurs angoisses comme la peur des esprits par exemple et on ouvre le dialogue.

Les jeux les plus efficaces pour créer ce lien sont multiples : parmi eux, toutes les activités sensorielles ou les jeux de contact physique à pratiquer régulièrement.

Dans cette vidéo je réponds à la question de Ségolène, maman d’un enfant de 9 ans :

“Mon fils a peur des esprits. Il est terrorisé à l’idée qu’on puisse faire les exercices d’appel des esprits dont ses copains lui ont parlé à l’école. Comment faire pour l’aider ? Merci beaucoup!”

Laissez moi un commentaire sous la vidéo pour me dire quelles sont les peurs de vos enfants 😉
A vous de jouer !

Cecile

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.