mon enfant ne veut pas porter ce vetement

“Allez, on enfile le gilet ma chérie”… “NON !!!”. On a beau y mettre les formes, expliquer qu’il fait froid dehors, qu’ils vont s’enrhumer, qu’on va finir par être en retard, que ce gilet nous a coûté cher… quand notre enfant refuse de porter un vêtement, qu’il nous donne du fil à retordre sans que nous ne comprenions vraiment pourquoiça finit généralement mal. On s’énerve, il s’entête, on crie, il se jette par terre de colère… Certains parents tapent et lui mettent le manteau ou gilet de force, d’autres le laissent partir sans son gilet avec le sentiment de se faire mener par le bout du nez et la peur de voir revenir leur bambin avec 39°c de fièvre.

Ahhhh ces enfants… et comme dirait ma fille : Ahhh ces parents… 🙂

Pourquoi diable nos enfants ne veulent pas mettre le vêtement que nous avons choisi pour eux avec amour ?!

Leur vêtement n’est pas confortable

Étiquette ou fermeture éclair qui gratte ? veste trop petite ? Matière désagréable ?… La première chose à valider c’est que ce vêtement est confortable. Certains enfants sont sensibles à certaines matières, autant vérifier que tout est ok de ce côté là d’autant que les plus jeunes ne savent pas toujours l’exprimer avec des mots.

Ils ont besoin d’autonomie

Quand nos enfants sont dans la période du :

“Moi tout seul” : Je veux faire tout seul parce que j’ai besoin de montrer que je suis grand
“Non” : Je m’oppose parce que j’ai besoin de m’affirmer en tant qu’individu
“C’est moi qui décide” : j’ai besoin de reprendre mon pouvoir et d’avoir le contrôle sur mon propre corps et mon environnement

Ce que nous disent nos enfants, c’est qu’ils grandissent et que c’est fini la période où ils font tout ce qu’on leur dit parce qu’ils réalisent qu’ils sont de petits individus séparés de nous et ont donc un grand besoin d’autonomie. Typiquement un enfant de l’âge entre 2 et 4 ans est dans cette phase.

Ils ne veulent pas mettre leur gilet parce qu’il n’est pas de la bonne couleur de son “genre” ou parce que c’est “trop la honte”

Quand notre enfant commence à s’identifier par rapport à un groupe, ses copains, ses copines, ce qu’il a vu à la télé ou dans un magazine, et que l’influence de l’environnement extérieur commence à compter, typiquement à partir de 6-7 ans, puis chez nos pré-adolescents, le port de certains vêtement peut devenir compliqué et sujet à négociation.

Ma fille par exemple, refuse de mettre des pantalons depuis la grande section de maternelle et ne veut mettre que des robes, jupes ou leggings… Au départ j’ai continué à lui en acheter parce que je ne voulais pas qu’elle ait en tête “pantalon = vêtement de garçon” ( et peut-être aussi parce que j’en porte tout le temps hehe :).

Résultat : J’ai gardé plusieurs mois en stock des pantalons tout neufs inutilisés dans son placard avant de les donner et de faire plaisir à un autre enfant (ou à défaut à ses parents ;)…

Il est normal qu’un enfant puis pré-ado qui passe du temps avec ses copains soit influencé dans ses goûts et dans ce qu’il a envie de porter…

Leur laisser de la liberté dans les choix de leurs vêtements même si ce n’est pas à notre goût est une façon de les laisser gagner en indépendance.  Tant que ça reste décent, sans souci pour leur santé et que ce n’est pas hors budget pour nous, auxquels cas on peut expliquer et poser une limite, en quoi cela devrait-il nous gêner ? Après tout, on a tout fait pour qu’ils deviennent plus autonome, alors pourquoi les en empêcher quand ils le deviennent ?

Et si mon enfant refuse de porter un vêtement pour me provoquer ?

Personnellement je pense qu’un enfant qui nous teste ou nous provoque est généralement un enfant qui a besoin de notre aide et qui nous interpelle, certes pas de la façon la plus agréable qui soit, mais c’est un appel. S’il le fait, c’est parce qu’à un moment dans notre relation, une distance s’est créée.

A nous de rétablir le lien, en jouant avec lui, en dialoguant, en étant attentifs et à l’écoute. Et en posant des limites si besoin…

Si on ne le fait pas, la distance grandit et il est logique que nos enfants se tournent vers leurs copains comme guides plutôt que vers nous… et qu’ils nous envoient balader quand on veut les aider à choisir des vêtements.

D’ailleurs c’est souvent vers l’âge de 8-9 ans quand on a l’impression que nos enfants ont moins besoin de nous parce qu’ils sont beaucoup plus autonomes qu’il faut être vigilants et multiplier les occasions d’échanges. Une lecture qui m’a vraiment ouvert les yeux sur ce sujet c’est ce livre fantastique dont je conseille la lecture :

Hold on to your kids” de Gordon Neufeld traduit en français sous le titre : “Retrouver son rôle de parent” de Gordon Neufeld et Gabor Mate que vous pouvez acheter sur Amazon. Je n’ai pas lu la version française donc il faut espérer qu’il soit bien traduit 😉
     

Comment réagir quand notre enfant refuse d’enfiler ou de porter un vêtement ?

Offrir des choix

“Notre enfant a besoin d’autonomie ? Et si on la lui offrait”

Une astuce pour ne pas se battre systématiquement avec un enfant qui est dans la phase “je deviens autonome”, c’est d’offrir un choix entre 2 vêtements que l’on a choisis.
Par exemple : tu préfères mettre le gilet bleu à boutons super-soniques ou le pull vert à capuche de super-héros ?

Faire l’imbécile en inversant les rôles

Jouer le rôle de celle qui refuse catégoriquement de mettre son pull, croise les bras et boude en disant “Non, non, non !!!”. ça fait rire nos enfants et il y a de fortes chances pour qu’ils insistent pour qu’on s’habille et s’habillent eux aussi.

Faire la maladroite

Retourner notre propre manteau et l’enfiler à l’envers ou encore mettre la fermeture dans notre dos, puis dire “bon maintenant je mets mes chaussures” et enfiler la chaussure gauche sur le pied droit. Puis annoncer  “ça y est je suis prête, et toi ?”

Utiliser la tactique opposée

Quand notre enfant entre dans la phase du non systématique dès qu’on dit oui, on peut prendre la position inverse de ce que l’on souhaite pour obtenir sa coopération pour s’habiller…

Par exemple : “Il n’est pas question que tu mettes ton manteau, attention je te surveille et je vais me fâcher très fort si tu mets ton manteau…”

Bien entendu toutes les astuces partagées ci-dessus fonctionnent avec des enfants de moins de 6 ans.

Le cas du manteau… Faut-il se battre pour le leur mettre ?

Si nos enfants sortent sans manteau, ils vont attraper froid ?…

A moins que la température soit vraiment glaciale, la fraîcheur ne rend pas malade, ce sont les virus et les bactéries qui circulent qui nous rendent malade…
On a souvent tendance à vouloir sur-protéger nos enfants, alors qu’ils ont souvent plus chaud que nous parce qu’ils courent beaucoup dans tous les sens. La plupart des enfants de moins de 6 ans que je croise est incapable de se déplacer sans courir (on dirait qu’ils ne savent pas marcher :)…

Je ne sais pas vous, mais moi quand je cours, j’évite de mettre une grosse doudoune étouffante…

Il y a une phrase que la mère de mon mentor Lawrence Cohen lui disait quand il était petit que j’aime bien et qui illustre bien ce souci du manteau, c’est : “Met ton manteau, j’ai froid…”

Avec un enfant plus âgé, qu’est-ce qu’on fait ?

Avec un enfant plus âgé, la question que l’on peut se poser c’est :

Est-ce que l’enjeu est important et est-ce que ça vaut le coup de se “battre” ?

Certains parents entrent dans la bagarre avec leur enfant pour avoir le dernier mot et se faire obéir. Mais j’ai envie de dire “on s’en fout de gagner” parce qu’en tant que parent ce qu’on veut c’est que nos enfants soient des êtres qui réfléchissent par eux mêmes et décident de coopérer plutôt que d’en faire des petits soldats obéissants qui n’ont aucun libre-arbitre.
Ils refusent de mettre leur manteau, si on n’arrive pas à les convaincre ou à les faire coopérer grâce à nos astuces ludiques et qu’il ne fait pas un froid glacial, laissons les apprendre par l’expérience… s’il ont froid, ils finiront par le mettre d’eux-même… non ?

La question de Sophie :

“Ma fille ne veut pas que je lui mette un gilet (autre que sweat à capuchon zippé). Elle garde chez nounou sans souci, mais dès que j’arrive, elle veut l’enlever et me fait des crises…
Je pense qu’elle a compris qu’elle pouvait m’ennuyer (ou me contrer) par ce canal là, après avoir essayé avec la nourriture (je n’y prête pas grande attention alors elle mange bien), elle fait ça avec les vêtements.
C’est très curieux avec les gilets uniquement… Ma nounou n’a jamais vu ça non plus.
Bref, pour l’instant j’essaie de passer plus de temps avec elle pour désamorcer les crises (le fameux instant carte blanche) et ça marche! Merci à vous!!!”

Ma réponse :

A l’age de ta fille on aime choisir par soi même et pour soi-même, donc il arrive qu’un enfant se braque parce que ce n’est pas lui qui a décidé de porter ce vêtement qu’on lui impose… et pour éviter ce problème on peut offrir le choix entre 2 vêtements par exemple comme ça c’est l’enfant qui décide ce qu’il porte parmi les 2 que l’on a choisi 😉

Mais là, ton cas est différent… vu que ta fille porte ce gilet sans problème chez sa nounou je pense que c’est un vrai prétexte pour attirer ton attention.

Si elle garde son gilet dans la journée et veut le quitter quand tu arrives, c’est certainement qu’elle a besoin d’évacuer un truc qui la tracasse et qu’elle cherche à ce que tu poses une limite pour pouvoir le faire.
Elle sait que cette histoire de gilet t’énerve et du coup elle attend que tu poses cette limite. Elle a peut-être simplement besoin de pleurer pour évacuer et de sentir que tu es là…

Le truc c’est que nos enfants ne font ce genre de crise d’opposition qu’avec nous leurs parents parce que nous sommes les seules personnes de référence auprès de qui ils peuvent se lâcher parce qu’ils sont en confiance totale avec nous. Donc ça me paraît logique qu’elle le fasse avec toi et pas avec sa nounou.

Personnellement, si tu ne l’a pas encore fait, voilà ce que je ferais :

Au moment de partir de chez la nounou, je me mettrais à sa portée et je lui dirais sans hausser le ton mais avec assurance de garder son gilet. Si elle refuse, tu insistes sans t’énerver jusqu’à ce qu’elle se mette à pleurer et piquer une crise de colère. Si elle arrête de pleurer, tu peux lui dire : “je suis désolée ma chérie mais il fait froid dehors et tu vas devoir garder ce gilet…”. Elle va certainement pleurer encore,et là tu restes à ses côtés jusqu’à ce qu’elle ait fini de pleurer.
Il est même possible qu’elle se jette par terre, qu’elle crie, etc.
Si elle fait ça, c’est qu’elle a un truc qu’elle a besoin d’évacuer et elle ne pourra le faire qu’en vidant son sac.
Pour que ce soit plus facile, tu peux éventuellement en parler à sa nounou pour qu’elle comprenne ce qui se passe et qu’elle n’interfère pas.

L’autre option c’est de le faire quand vous êtes à table puisque tu me dis que c’est la même chose pour la nourriture, parce que c’est peut-être plus facile à faire à la maison que chez la nounou…

La clef pour que ça fonctionne c’est de tenir bon sans la consoler et en restant calme sans trop parler mais en posant une limite pour qu’elle vide son sac sainement et qu’elle se sente en sécurité avec toi. Éventuellement si c’est à la maison, tu peux t’isoler dans une pièce pour qu’elle pleure tout ce qu’elle a à pleurer… A l’âge de ta fille les enfant accumulent des tonnes de peurs et ils ont besoin de vider leur sac de temps en temps.

Ce n’est pas quelque chose d’évident à faire mais si quelque chose la tracasse c’est le meilleur moyen de la soulager car tant qu’elle n’aura pas évacué ce qui la tracasse, elle continuera à s’opposer à toi que ce soit pour un gilet, son repas, ou autre chose…

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A vous de jouer !

Cecile

 

Cet article a 15 commentaires

  1. Alexandra

    En ce qui me concerne, je suis Ok pour que ma fille de 3 ans sorte sans manteau. Elle s’aperçoit vite qu’il fait froid et le réclame : “finalement, je veux prendre le manteau”. Sinon c’est qu’elle n’a pas froid.
    En ce qui concerne Sophie et sa fille, il est fort probable que sa fille “réserve” ses pleurs à sa Maman, comme le dit Cécile. C’est aidant de savoir que c’est un “honneur” quand notre enfant est en crise. J’essaierai peut-être de l’écouter à la maison en temps calme, une fois la tempête d’émotions calmée. Je parle d’écoute active. J’ai écrit un guide à ce sujet. On y a accès gratuitement en s’inscrivant à ma newsletter (http://parents-heureux-enfants-heureux.com). Pourquoi pas jouer avec elle est des poupées des histoires de sa vie chez la nounou ou à la maison.
    Bon courage et surtout osons la créativité !

  2. Laury

    C toujours marrant de remarquer comment l’enfant valide facilement une demande des adultes quand cette demande vient d’une personne autre que les parents (nounou, grand parent, amis de la famille…) Pour mettre un manteau, dire STP, merci, etc…
    Pour info ma fille a 2 ans 1/2 et conteste, tente voir test régulièrement notre autorité… Son petit caractère s’affirme malgré toute notre attention à son égard.
    Laury. 🙂

    1. Cécile

      Oui tu as raison Laury, nos enfants ont besoin de se sentir en sécurité pour être libre de s’exprimer et ils le font donc avec les personnes qui comptent le plus et avec qui ils se sentent totalement en confiance… c’est à dire leurs parents. Donc c’est plutôt chouette qu’elle s’affirme auprès de vous 2 😉

  3. Trifine Nicol

    Hum, je suis en plein dedans.
    Elle refuse tout ce qui est pull et gilet…
    Elle va avoir 4 ans et elle vient d’avoir une petite sœur donc le moment est plutôt complexe.

    Elle a des goûts très arrêtés pour ses habits. Et des goûts où on ne peut pas mettre de règles, donc impossible d’acheter sans elle.
    Elle est passé par la période que robe, parfois jupe mais pas pantalon. C’est toujours le cas mais parfois elle accepte un pantalon ou un jogging pour la gym.
    Et maintenant c’est pas de pull gilet, chaussons.
    Chaussons on arrive à les lui faire mettre même s’ils s’enlèvent tout seuls 😉
    Les gilets étaient tolérés ouverts pour voir sa robe.
    Mais maintenant : 0

    Alors au vu de l’article, c’est peut-être pour attirer l’attention… Mais elle l’attire avec des crises très tès souvent en ce moment alors pourquoi ça en plus ?

    Je ne sais plus trop quoi faire. Surtout qu’elle accepte de mettre le manteau pour sortir. Mais pas de pull. Et son explication c’est que ce n’est pas beau.

    Bon, vu la période (petite sœur d’une semaine aujourd’hui), je pense opter pour le lâcher prise.

    1. Cécile

      Bonjour Trifine,
      Comme vous le dîtes justement un bel évènement est venu certainement perturber la petite vie de votre fille avec l’arrivée de votre petite dernière (félicitations:). pourquoi refuser de porter pull et gilet en plus des autres crises ? quand nos enfants ont besoin de notre attention, ils font tout pour l’avoir parce que c’est un besoin vital. Et la meilleure réponse que l’on peut leur donner c’est du temps d’affection et de jeu en tête à tête… Je comprends que ce n’est pas facile mais chaque enfant a besoin se sentir que l’on n’aime personne plus que lui et que même si on donne de l’amour à quelqu’un d’autre, il y en plus que suffisamment pour lui aussi. Amicalement, Cecile

      1. Virginie

        Bonjour,
        je suis assez étonnée de la réponse que vous donné à Sophie dans votre article et je préfère nettement celle que vous avez donné à Trifine, j’aurais bien aimé savoir si Sophie a essayé de faire pleurer sa fille pour les gilets et si elle y est arrivée (nest ce pas un rapport de force ? la punir d’une certaine façon ? pleurera t elle ? ou tiendra t elle tete ? ) … mais je me demande si je n’ai pas mal compris ( suis je la seule ? ) et qu’ en fait, vous vouliez conseillez à Sophie de discuter à fond avec sa fille du problème du gilet qui n’arrive qu’avec elle et pas avec sa nounou… Bon, j’avoue que je fais pleurer ma fille d’autant plus facilement qu’elle est fatiguée et que moi aussi ( je suis plus rude dans ma voix et mes gestes à ce moment là mais je ne frappe pas et pas de fessée). D’ailleurs , les altercations entre ma fille et moi énervent mon conjoint. merci de me répondre, j’espère que ce message ne sera pas mal pris, j’aime bien ce que vous faites en général.

        1. Cécile

          Bonjour Virginie !
          merci de votre commentaire, je ne le prends pas mal bien au contraire, vous me donnez l’opportunité d’éclaircir ma réponse 😉 J’ai peut-être écrit ma réponse un peu rapidement sans expliquer et si c’était à ré-écrire aujourd’hui, je pense que j’apporterais une réponse un peu plus détaillée et moins directe, on s’améliore avec le temps (comme le bon vin;)
          Ceci dit, je suis convaincue que nos enfants ont régulièrement besoin de se libérer du stress qu’ils accumulent parce qu’ils reçoivent énormément d’ordres de la part de l’environnement dans lequel il évoluent que ce soit à l’école à la crèche ou même parfois dans les foyers. Encore hier j’accompagnais ma fille en sortie scolaire et je me disais que nos enfants devraient recevoir une médaille du mérite pour rester si joyeux et patients face aux adultes qui les malmènent. Je ne supporterais pas le quart de ce qu’on leur impose (pause pipi interdite en dehors des 2 pauses prévues, sifflet pour les réunir à un endroit, longue attente pour démarrer une activité qu’ils n’ont pas choisie, etc.) je ne dis pas que c’est facile pour les profs, avec des classes de 25 à 30 élèves, mais je constate ce que vivent les enfants… ils reçoivent plus d’une centaine d’ordres par jour et cumulent beaucoup de stress… Et le soir venu, ils retrouvent leurs parents et attendent ce moment durant lequel ils sont en confiance pour se libérer de ce stress et nous on a l’impression qu’il nous provoquent mais c’est tout simplement parce que ils ont aussi besoin qu’on leur donne l’occasion d’exprimer leur stress par du rire ou par des larmes. Pour moi poser des limites en douceur est un processus de guérison et ça n’a rien d’autoritaire, de punitif. Tout dépend de la façon dont on pose des limites et c’est là que je fais vraiment la distinction entre une éducation autoritaire dans laquelle on dit non à nos enfants pour qu’il nous obéissent sous la contrainte et la force parce qu’ils n’ont pas le choix et poser une limite sur un ton doux en restant à leurs côtés en se mettant à leur portée avec beaucoup d’empathie et d’amour dans le ton de notre voix et dans nos gestes pour qu’ils puissent pleurer et se libérer tout en sachant qu’on est alors écoute tout près d’eux. Et parfois ça prend beaucoup de temps, un quart d’heure, 20 minutes, une demi-heure à les écouter pleurer, être à leurs côtés et tout ça finit par un gros câlin en général. J’explique ce processus en détail dans ma formation parents et enfants zen et pour moi c’est un cadeau que l’on fait à nos enfants. Je ne dis pas qu’il faut poser des limites systématiquement, je suis aussi pour les conséquences naturelles, mais dans le cas présent, c’est ce que je recommande. J’espère que c’est plus clair pour vous…?
          Amicalement,
          Cecile

  4. csil

    Bonjour,
    je travaille en centre de loisirs et je me retrouve souvent confrontés à des petits qui ne veulent pas mettre leur manteau pour sortir. Je suis un peu désemparée car ce n’est pas 1 ou 2 enfants que j’ai à gérer mais un groupe entier, ce qui laisse peu de temps à l’individualité. Si il n’y en a qu’un qui ne veut pas mettre son manteau (ou autre chose) ça va, on peu prendre le temps, mais si ils s’y mettent tous c’est assez compliqué. Pouvez-vous m’éclairer ?
    Merci

    1. Cécile

      Bonjour ! Je comprends que la gestion d’un groupe ne soit pas évidente… je n’ai pas l’expérience que vous avez, mais mon bon sens me dirait de faire une activité de groupe comme par exemple dessiner ou écrire et illustrer les règles “quand on sort” et autres règles de la vie dans le centre. Par exemple sur une grande affiche que vous collez sur un mur près de la porte de sortie ou des manteaux… ce qui permettrait de s’y référer et de dire aux enfants : qu’est-ce qu’on fait avant de sortir ? on met son… manteau. C’est marqué sur l’affiche que vous avez fait. Si c’est un rituel et que c’est préparé ensemble ça favorise à mon avis la coopération 😉 C’est mon idée et elle est peut-être à tester… Cecile

  5. Sandrine

    Bonjour,

    Je suis avidement vos articles depuis quelques temps.
    Qu’est ce que l’instant carte blanche de Sophie ? J’ai beaucoup de mal avec mon cadet de 4 ans quand il rentre de l’école. Il ne veut pas enlever ses affaires, il se roule par terre . . . Est-ce une technique pour l’accompagner à ce moment là ?

    Merci d’avance de votre réponse

    1. Cécile

      Bonjour Sandrine, Carte blanche est un outil que je partage en détail dans mes formations. C’est le fait de donner 100% de notre attention à notre enfant pendant minimum 5-10 minutes en lui demandant à quoi il veut jouer avec nous et on le suit dans son jeu. On peut pratiquer ça avant les moments qui posent problèmes en anticipant 😉
      Au plaisir, Cecile

  6. egj971

    bonjour ma fille ( ans et demi) nous fait un drame pour s’habiller : rien ne va tout la gène. Elle mélange l’esthétique et le confort… ça va de la culotte en passant par les chaussettes le pantalon le t-shirt la robe les shorts…et les chaussures. Ici (Guadeloupe) peu de couche de vêtement mais tenue imposée à l’école (jeans et t-shirt de l’école, baskets). Dorénavant elle reste en culotte après la douche du soir et dort en couche-culotte (ici les vêtements servent à se prémunir des moustiques la nuit et éviter l’utilisation excessive de répulsifs). Ce matin après avoir forcé l’habillage elle a encore retiré ses chaussures dans la voiture (impossible cette fois avec la pluie de lui faire faire des pas pieds nus sur le parking pour lui redémontrer l’intérêt de protection des chaussures). Son père et moi avons vu une psychologue en décembre , les choses s’étaient plus ou moins calmées mais là nous sommes à bout (de stratagèmes, de patience, de calme…). C’est une petite fille éveillée intelligente mais aussi têtue et très angoissée. Ce matin ça s’est terminé devant la classe pour lui remettre ses chaussures et ses chaussettes avec des hurlements…

    1. Cécile

      Bonjour Ellen,
      Désolée que ce soit tendu côté habillage… J’aurais plein de choses à te partager que je développe dans mon programme opération coopération pour sortir de ce rapport de force. J’aimerais te proposer de tester un petit jeu de 5 minutes le matin avant de sortir de la maison, ton intention étant, pendant le jeu, de faire rire ta fille et de créer un moment de connexion avec elle. Partir avec cette intention va rendre ta démarche efficace. Fais semblant de mettre ses vêtements à sa place et elle t etonner exagérément du fait que ça ne rentre pas.. Et persiste. Ou encore met les vêtements sur elle mais au mauvais endroit en commentant “alors on va mettre la couche sur la tête.. Ah mais je ne comprend pas c’est pas là que ça se met ? (avec un air moqueur) et fais en sorte que doudoune te réponde “mais nooonnnn… La couche se met sur les fesses pas sur la tête !” et répond ah daccoooord… Et répète ce genre de répliques entre le doudou et toi, si ta fille rit c’est bien parti…
      Plus tu vas créer du lien avec de l’humour avec ta fille plus il sera facile de l’habiller.
      L’âge de ta fille ne s’est pas bien affiché mais j’imagine qu’elle a 3 ou 4 ans ?
      A cet âge là c’est facile de changer radicalement d’atmosphère à la maison et de retrouver de la joie le matin. Bon courage, tiens moi au courant
      Cécile

      1. egj971

        merci pour ton conseil. on avait tenter un jeu promenons nous dans les bois mais c’est vrai qu’on a laisser tomber quand ça s’est apaisé c’est peut être le moment de le remettre en place (lui ou un de ceux que tu as évoqué).

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