Vous avez dit coopération ? On a plutôt l’habitude d’entendre parler de ce terme dans des contextes de travail ou de sport. Mais la coopération en éducation qu’est-ce que c’est ? Si tout ce qui te vient à l’esprit c’est une course de relais, alors c’est tout à fait ok. En effet, on est déjà sur la bonne idée d’arriver ensemble à un objectif par l’effort commun. Je t’invite à découvrir ce qu’est la coopération éducative et pourquoi c’est un principe qui me tient autant à cœur et qui va changer ta vie de parent…

cooperation

la coopération, un principe éducatif gagnant-gagnant

Qu’est ce que la coopération en éducation ?

Forcer nos enfants versus obtenir leur coopération

Dans le modèle d’éducation « traditionnelle», on oblige généralement nos enfants à faire ce qu’on leur demance. Le but étant d’obtenir un certain comportement de nos enfants. Quand on pense obligation, on pense généralement à la contrainte physique.. Mais la punition, le chantage, les cris sont aussi des façons de forcer nos enfants à faire quelque chose.

Et dans tous ces cas, on se place en position de supériorité, physique, intellectuelle, émotionnelle ou même affective. On est dans un rapport de force.

 

Penser et agir “coopération”

Dans les méthodes éducatives positives, comme dans la parentalité ludique, on remplace la force par la coopération. C’est-à-dire qu’on utilise des techniques qui conduisent notre enfant à s’orienter de lui-même, de son plein gré, vers un comportement donné. N’aurais tu pas entre les mains une baguette magique, me demanderas-tu ?

Et bien oui ! Parce que non seulement “penser et agir coopération” est plus agréable pour tout le monde mais en plus c’est bien plus efficace sur le long terme…

 

Quel intérêt à utiliser la coopération ?

 

Les limites de la contrainte

Avec la contrainte, la menace, le chantage, la punition, on obtient parfois des résultats  sur le court terme. La peur de la punition, des cris ou de perdre l’affection amène l’enfant à se conformer à notre demande, à nous obéir.

Mais le premier problème, c’est que ça ne fonctionne pas toujours. En effet, le cerveau de l’enfant, surtout s’il est petit, face à ce qu’il considère comme des menaces, « disjoncte ».

Il passe d’un pilotage par le néocortex, siège de la raison, à une prise de commande par le cerveau reptilien, chargé de la survie… Et sous ce commandement il ne connait que 3 types de réactions : la fuite, l’attaque ou se figer.

Ça revient donc à demander à notre enfant qu’il se conforme à notre demande en raisonnant  alors que son cerveau vient de basculer en mode commando ! Ça ne fonctionne pas…

Le deuxième problème avec la contrainte c’est qu’elle génère du ressentiment. Elle augmente aussi les idées de revanche et fait entrer dans un rapport de force. Sur le moyen et long terme, ces pratiques amènent donc l’enfant à se confronter et à s’opposer de plus en plus souvent à nous. il va aussi communiquer sur un mode plus agressif. Tu l’auras compris, c’est complètement contre productif. Et c’est la porte ouverte à des bagarres de plus en plus fortes entre ton enfant et toi…

Alors si tu vis ce genre de situation aujourd’hui il n’est pas trop tard pour changer le tableau…

 

Sortir du rapport de force

Lorsque l’on recherche la coopération avec notre enfant, on modifie la relation en profondeur. Le premier effet positif est de sortir du rapport de force en offrant à l’enfant autant de respect que ce qu’on lui demande de nous donner à nous adulte.

Il n’y a plus de lutte de pouvoir, on passe sur un fonctionnement gagnant-gagnant. On va chercher à respecter les besoins de chacun et l’enfant va y être particulièrement sensible. Plus il va se sentir respecté dans ses besoins et écouté, plus il va développer cet esprit de coopération. Il aura envie lui aussi de contribuer à conserver ce respect mutuel.

 

La coopération via le jeu

 

C’est bien joli tout ça, mais on fait comment pour passer de la force à la coopération ?

Bien sûr c’est avant tout une attitude globale, une décision éducative de changer notre perception et une volonté de mettre en place une relation basée sur le respect et la confiance. Il existe une multitude d’outils d’éducation positive qui visent à plus de coopération à la maison.

Mais tu le sais maintenant, mon truc à moi c’est la parentalité ludique, et donc le jeu !

Le jeu, c’est LE mode de communication privilégié de l’enfant. En se plaçant sur son mode de communication, on entre en connexion avec lui de manière plus profondes et intime. Par le jeu on crée une complicité, une relation d’égal à égal qui donne à notre enfant le sentiment d’être écouté et compris.

Pourquoi c’est si efficace ?

Supprimer les enjeux de pouvoir

Jouer avec son enfant c’est sortir de la lutte de pouvoir, du rapport de force et donc éliminer toutes sortes de tensions au sein de son foyer.

Alors quand les relations sont tendues, qu’il y a des enjeux de pouvoir dans les actions de chacun, les enfants n’ont naturellement pas très envie de coopérer ni de faire plaisir. Ils sont comme nous en réalité.

Imagine qu’un collègue de travail ait besoin de ton aide ou coopération sur un projet mais que chaque jour la situation est tendue entre vous. Imagine qu’il te menace de te dénoncer à ton patron lorsque tu ne fais pas ce qu’il veut, qu’il te fasse du chantage ou te supprime ce que tu préfères dans ton travail pour faire pression sur toi. Auras-tu envie de coopérer pour son projet ? vas-tu y mettre le meilleur de toi-même et essayer de lui rendre service ?

Non bien sûr ! Et bien c’est exactement pareil pour les enfants.

Imagine maintenant que tous les jours tu travailles dans une ambiance agréable avec ce même collègue. Que non seulement votre relation soit respectueuse mais qu’en plus vous riez ensemble chaque jour dans une belle complicité. Qu’en est-il maintenant de ta motivation à coopérer positivement dans ce projet commun ?

 

Le pouvoir du langage non verbal

 

Le jeu c’est aussi un langage non verbal. Toute la journée, on parle à l’enfant et il étend des conversations d’adulte autour de lui.

Le langage verbal est privilégié dans notre société. C’est le mode de communication que nous utilisons le plus, y compris avec nos enfants.

Pourtant, tout particulièrement lorsqu’ils sont petits, la communication verbale demande à nos enfants beaucoup d’efforts. La maîtrise du langage est longue à acquérir. On dit aussi que si les enfants ont de bonnes intentions, ils ont par contre très souvent une mauvaise interprétation des choses. Ce qui peut conduire à des incompréhensions entre eux et nous et des comportements difficiles à vivre.

Donc quand ton enfant a été sollicité essentiellement par le langage verbal dans une journée, on peut intervenir avec du non-verbal via le jeu, cela capte immédiatement l’attention de notre enfant. Avec ce type de communication  entre dans son monde. Le jeu permet de communiquer simplement et non pas de façon aussi complexe qu’avec la parole.

Et c’est reposant pour notre enfant comme pour nous ! Le jeu est plus intuitif, il demande moins de réflexion que le langage verbal ce qui amène l’enfant à entrer dans la communication sans réticence.

Le jeu annonce aussi la couleur ! Cette communication que nous lui proposons est ludique, agréable, axée sur le positif et la complicité.

 

Mais si je joue tout le temps, je vais perdre mon autorité, non ?

 

C’est une peur commune à beaucoup de parents : Risque de perdre son autorité en étant « trop » dans le jeu avec l’enfant.

Alors je peux te rassurer sur ce point : non ton enfant ne va pas te prendre pour Bozzo le clown et ne plus être capable de te prendre au sérieux.

Parce qu’en fait bien souvent, cette croyance vient d’un amalgame que nous pouvons faire entre autorité et respect. Que cherche-t-on vraiment avec nos enfants ?

Etre une figure d’autorité que notre enfant va craindre ou une personne que notre enfant respecte ?

Là encore, on peut tout à fait transposer dans notre vie d’adulte : on peut passer de très bonnes soirées à rire avec nos amis et éprouver pour eux un profond respect. Et de la même façon on peut craindre un patron très autoritaire mais ne pas le respecter du tout.

Ce sont deux notions très différentes !

 

Mais certaines choses ne sont pas censées être ludiques !

 

Là encore on est sur une croyance qui a la vie dure. Alors elle vient de notre histoire, de notre culture, de plein de choses…

On a dans l’idée qu’une tâche ménagère par exemple ou tout ce que l’on peut appeler « corvée » doit être rébarbative et difficile. Que prendre ces tâches à la légère, les faire en s’amusant, c’est être futile ou pas sérieux.

Mais l’important n’est-il pas que les choses soient faites au final ? pourquoi ne pourrait-on pas passer le balais en dansant, débarrasser en faisant un jeu ou trier ses papiers en s’inventant une histoire ?

Apprendre à notre enfant à transformer toute situation fastidieuse en quelque chose d’agréable est pour moi un immense cadeau à lui faire. C’est un peu comme lui transmettre un super pouvoir : la capacité de prendre du plaisir à faire les choses qui semblent « barbantes » au départ.

 

Ça me plait mais je ne sais pas comment faire concrètement..

 

Donc on l’a vu, la coopération conduit l’enfant à plus de respect par la connexion qu’elle créée entre lui et nous. Mais le jeu nous permet également de communiquer avec notre enfant dans son mode de communication privilégié.

De cette façon, on établit une relation de complicité sur le long terme. Et qui dit complicité, moments partagés, confiance et respect dit envie de coopérer ! car nous sommes tous pareils finalement, adulte comme enfant, lorsque nous nous sentons respectés dans nos besoins et que nous passons de bons moments avec quelqu’un, nous avons naturellement envie de nourrir cette relation en faisant les efforts nécessaires.

Donc oui jouer au quotidien, communiquer par le jeu va amener de la coopération chez notre enfant. Mais il ne s’agit pas de jouer n’importe comment. En tant qu’adulte nous avons en quelque sorte perdu ces compétences de communication ludique que les enfants ont naturellement.

Il faut parfois les réapprendre et comprendre comment utiliser le jeu de façon appropriée. Quand mettre du ludique dans ma relation avec mon enfant ? de quelle manière ?

Et bien c’est pour répondre à ces questions que j’ai créé la formation « opération coopération ». Dans cette formation, je t’invite à ajouter plus de coopération par le jeu dans ta famille et à améliorer la communication au quotidien avec ton enfant. Avec des jeux concrets à expérimenter, tu vas pouvoir constater par toi-même à quel point jouer est un formidable outil pour amener l’enfant à coopérer. Grâce à ces astuces tu peux sortir du rapport de force quotidien et remplacer les tensions par plus de moments de partage en famille.

Alors si toi aussi tu as envie de remplacer le stress par des moments agréables, si tu souhaites tester la parentalité ludique pour découvrir les capacités de coopération de ton enfant, c’est par ICI !

 

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