maman en colère

Ce podcast est le premier d’une série dans laquelle Noémie de Saint-Sernin partage ses 5 clefs pour gérer notre colère d’adulte. Dans ce premier épisode, Noémie nous livre avec beaucoup de sincérité son histoire personnelle face à la colère et partage la première clef pour nous aider à gérer notre colère de parent.

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Dîtes-nous dans les commentaires les questions que vous vous posez sur la colère.

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Retranscription complète de l’interview de Noémie de Saint-Sernin sur les 5 clefs de la colère :

Cecile : Bonjour, je suis Cecile de leo-melrose.com. Bonjour à tous et aujourd’hui je suis en compagnie de Noémie de Saint-Sernin. Bonjour Noémie !

Noémie : Bonjour Cecile !

Cecile: Je suis ravie de retrouver Noémie aujourd’hui parce qu’on va parler d’un sujet un petit peu douloureux pour les parents, c’est le sujet de « la Colère ». Pour en parler je voulais absolument faire cet interview avec Noémie, parce que Noémie tu es l’auteur de plusieurs programmes sur le sujet de la colère et tu as donc tous les jours des parents en face de toi qui viennent te voir pour te demander de l’aide sur ce sujet-là. Pourquoi ce sujet te touche ? Et qu’est ce qui t’as amenée à aider les parents sur ce sujet-là ?

Noémie : Alors déjà, bonjour tout le monde. Moi je suis ravie, merci de me proposer cette interview sur ce sujet qui me touche au plus profond de mon cœur et de mon âme, j’ai envie de dire. Pourquoi ça me touche ? D’abord parce que moi j’étais un enfant mal traité. Ça me touche déjà en tant que personne dans mon histoire personnelle et je vis toujours avec l’idée de me dire que si ma maman avait rencontrée quelqu’un comme moi finalement qui lui avait donné des clefs de compréhension sur cette émotion qu’elle avait du mal à gérer qui pouvait aller pour elle jusqu’à la violence, et bien peut être que ma vie aurait été différente. Et d’un autre coté aussi, et bien, quand j’ai eu ma première fille, c’était ma terreur, c’était de reproduire ce que j’avais connu quand j’étais petite auprès de mes propres enfants. Et quand j’ai eu une première fille qui est aujourd’hui une grande jeune femme, je me faisais la promesse que jamais, jamais, jamais, ça ne m’arriverait et effectivement ça ne m’est pas arrivé avec mes enfants. Plus tard après cette première fille, j’ai eu deux autres enfants, et ces grossesses rapprochées, puisqu’elles sont nées la même année et qu’elles ne sont pas des jumelles, c’est venu complètement bouleverser mon quotidien : J’étais tellement fatiguée, irritable, énervée… Donc cette colère là rejaillit d’outre-tombe, de je ne sais où… Et donc j’ai commencé à me montrer extrêmement agressive, alors non pas avec les enfants parce que pour moi à ce moment-là ce n’était pas possible, mais contre mon mari, agressive, impatiente, en colère, je criais, j’avais énormément de mal et j’ai même senti qu’à un moment peut être je pouvais m’en prendre à mes enfants. J’étais tellement déprimée, ça m’a tellement fait souffrir, de voir que la violence arrivait dans ma vie… moi qui l’avais fuie pendant des années, qu’à ce moment-là, c’est devenu intolérable, insupportable. J’en ai même fait une dépression. Voilà à quel point ça me touche Cecile.

Cecile : Et qu’est ce qui était pour toi le déclic, en fait, qui a fait que tout un coup tu t’es dit il faut que je fasse quelque chose ?

Noémie : alors, déjà pour la survie de cette famille, pour mes enfants. Tout ce que j’ai fait. Je l’ai toujours fait pour eux, j’ai envie de dire… Enfin « Je l’ai toujours fait pour eux », ce serait leur faire porter un poids trop lourd mais ça m’a aidé, parce que parfois faire les choses pour soi c’est difficile et faire pour quelqu’un d’autre surtout pour ces enfants mais c’est plus facile. Et donc il faut savoir, qu’avant ces enfants-là qui ont aujourd’hui presque 8 presque 9 ans, j’avais déjà eu d’autres soucis avec ce passé. Je ne vais pas trop détailler ici, les gens iront voir sur internet s’ils veulent connaitre toute l’histoire… J’avais déjà fait des choses et j’avais accomplie plein de choses. Je m’étais sortie de la misère, j’avais réussi vraiment pour moi des choses dont j’étais très fière et surtout avec ce premier enfant vraiment à lui donner un cadre de vie plus beau que ce que j’avais connu. Or, ça c’est arrivé, c’était encore plus difficile pour moi, parce que je me suis dit : Mais mince, non ! J’ai fait mon job ! Il me manquait quelques clefs et d’ailleurs je remercie la vie, parce que vraiment, il me manquait des clefs à ce moment-là, les dernières peut-être, les dernières essentielles et donc c’est venu me dire : Non, tu n’as pas tout réglé finalement, il reste ça, que tu enterres, que tu ne veux pas voir et donc maintenant il va falloir aller regarder. Et donc pour la survie de cette famille, à un moment, je me suis retrouvé en dépression. Il y avait deux options : ou je restais dans l’ombre et je descendais de plus en plus dans le noir ou je m’accrochais à la toute petite lumière qui restait en me disant : Ok, tu as fait pire que ça. Tu t’es sortie de la rue, tu t’es sortie de la misère. Si tu es arrivée à faire ça quand tu avais 19 ans, aujourd’hui tu peux faire encore, donc, aller, pour ces enfants-là, ils le méritent, pour ton mari qui le mérite, pour toi qui le mérite, voilà… Et aujourd’hui c’est pour ça que j’ai envie, et que j’ai mis ce programme à disposition parce que ça me touche. Je sais qu’il y a plein de mamans aujourd’hui qui se culpabilisent, qui croient que c’est leur caractère, qui croient que c’est le destin, que c’est la fatalité, qu’on ne peut rien y faire, et bien à ces mamans là je voudrais dire que non. C’est possible, c’est vraiment possible, on peut y arriver, on peut s’offrir et offrir à ces enfants une vie meilleure.

Cecile : ouais, c’est super, écoute c’est magnifique, merci de participer cette histoire parce que c’est pas évident de raconter ce type de passé personnel. Donc merci à toi. Donc on va partager dans cette interview en fait des clefs qui t’ont servies à toi et que tu partages aujourd’hui avec les parents. On va partager cinq clefs. Mais avant de partager ces clefs je voulais te demander donc aujourd’hui tout va bien avec tes enfants. Ils ont grandis j’imagine, ils sont grand, tu nous l’as dit. Aujourd’hui tu es une maman épanouie ?

Noémie  : Épanouie, qui aujourd’hui voilà vit en paix avec ce passé. Parce que finalement on est tous le fruit d’un passé quel qu’il soit. On a accumulé des colères. Ces colères, on n’a pas su quoi en faire. Les gens qui étaient autour de nous n’ont pas su nous aider non plus à les transformer, à les gérer en tout cas. Et aujourd’hui, il y a beaucoup de parents… Ce programme là il a fait plus de 500 heureux, voilà j’ai accompagné plus de 500 personnes aujourd’hui sur ce programme de la colère. Parce que la colère c’est les punitions excessives, le chantage, les menaces, l’agressivité, les cris, l’énervement, la colère et jusqu’à la violence, dans les propos et dans les actes. Donc ça englobe beaucoup de choses, qui va du simple agacement ou de la simple impatience, à la violence physique.

Cecile : On est témoins nous, enfin, même si mon histoire n’est pas la même que la tienne, on est tous les jours témoins, quand on se balade dans la rue, quand on va dans des lieux publics ou même chez des amis, chez la famille, etc. de situations comme ça, donc c’est touchant pour toutes les familles, on voit que c’est quelque chose de très répandu et l’avantage c’est qu’il y a, comme tu disais, des solutions et des clefs pour sortir de ça.

Noémie : c’est ça, et surtout il ne faut pas croire qu’il faut avoir eu l’enfance que j’ai eue pour avoir un souci avec la colère. On peut même avoir des parents qui n’ont jamais levé la main sur nous et qui n’étaient pas des gens qu’on qualifierait de colériques. Simplement nous, nous avons accumulé un certain nombre de choses qui nous ont blessées. Des blessures qui ont été faites dans l’enfance, ce n’est pas la faute des parents, ici il ne s’agit de juger personne. Ni les mamans, quel que soit le degré d’agressivité qu’elles peuvent avoir avec les enfants. Parce que moi je pense qu’on est tous des victimes de victimes, qu’on se donne à soi. Donc c’est très difficile d’être bienveillant avec les autres si on ne l’est pas déjà avec soi-même. Il ne s’agit pas de juger mais de comprendre vraiment, et de condamner personne, c’est la faute de personne finalement. On a un chemin à faire comme moi j’ai eu à le faire, jadis et ce chemin-là. Il faut venir s’y confronter, parce que le transcender, c’est vraiment transformer le plomb en or.

Cecile : c’est ça, et puis c’est la faute de personne mais à partir du moment où on sait qu’on peut faire des choses, par contre c’est de notre responsabilité je pense de parent d’essayer de mettre en place ce changement.

Noémie : Je parle aux mamans-là qui nous regarderaient, souvent on me dit : « mais pourquoi tu ne parles pas aux papas ? Je parle aux papas aussi sauf que sur ce sujet de parentalité, plus de 90% des lecteurs sont des femmes. C’est pour ça que je m’adresse aux femmes. Je suis une femme. Je parle de mon histoire à travers vos histoires et donc c’est pour ça que je m’adresse à vous au féminin. Mais messieurs vous êtes les bienvenus !

Cecile : Oui parce que la colère est aussi présente chez les papas, ce n’est pas que chez les mamans.

Noémie : ça peut-être de la colère dans le couple… Moi par exemple, ce n’était pas avec les enfants, c’était dans le couple. Je la rejetais plus sur mon mari que sur mes enfants. Mais les enfants sont à côté, ils en profitent aussi j’ai envie de dire.

Alors on va partager les fameuses cinq clefs de la colère, je vais vous donner quelques clefs de compréhension dans un premier temps, qui ensuite je donnerais quelques indications pour celles qui voudraient aller plus loin. J’ai d’autres vidéos qui vont vous apporter un complément de compréhension, des ressources supplémentaires mais on vous en parle à la fin.

Alors la première clef, c’est de cesser de chercher à l’extérieur de soi. Et donc ça coule peut être de source pour certains mais je peux vous dire que pour moi ce n’était pas si évident et souvent on se cherche de excuses d’une certaine manière : Si mes enfants était moins colériques, s’ils dormaient plus la nuit, si mon mari travaillait moins, si mon patron était moins exigent, si, si, si, si, si… Derrière, le si, il y et bien alors je serai moins colérique etc.

Ça c’est une erreur majeure que font beaucoup de gens, parce que ça, ça s’appelle se chercher des excuses et croire que le problème est extérieur à nous, et donc tant qu’on croit que le problème est à l’extérieur, on le cherche pas au bon endroit. Et si on ne le cherche pas au bon endroit alors on ne trouvera pas.

Cecile : Oui, logique !

Noémie : Donc la première des clefs c’est de venir comprendre que le problème il est en soi et pas à l’extérieur, et que nos enfants ne sont pas pires que ceux de voisin. Qu’il ne nous manque rien à nous. Qu’on n’est pas pire non plus nous même que la voisine et que simplement il y a quelque chose que l’on fait qui provoque ce que se passe à l’extérieur de nous. Puisque tout ce qui se passe à l’extérieur de nous est un miroir de notre état intérieur. Et donc en commençant par se remettre en question, ça demande du courage bien évidement, de l’honnêteté vis-à-vis de soi-même en disant : « Ok, le problème vient de moi ». Ca ne veut pas dire qu’il faut se culpabiliser bien évidement, et c’est de reconnaitre et de prendre la responsabilité de ce qui se passe en disant OK. Mais c’est une excellente nouvelle, parce que si ça dépendais de circonstances, d’évènements, de vos enfants, de votre mari ou de votre patron, on ne pourrait rien faire.

Cecile : Oui tout à fait, il est plus facile de travailler sur soi que de travailler sur l’extérieur sur lequel on n’a pas de prise…

Noémie : Exactement, si moi je décide de faire quelque chose pour moi-même, surtout si c’est à l’intérieur de moi, qu’en plus j’aime bien travailler sur mes pensées, sur mes croyances… Personne d’autre ne peut le faire à ma place déjà, et personne d’autre ne peut contrôler ça.

Cecile : Oui tout à fait.

Noémie : En revanche, moi j’ai un moyen d’action, donc c’est vraiment une super bonne nouvelle. Donc voilà la première clef.

Cecile : Donc cette prise de conscience.

Noémie : c’est prendre conscience et reconnaitre surtout que le problème n’est pas à l’extérieur de soi, que ce n’est pas parce qu’on ne sait pas faire, ce n’est pas que nos enfants sont plus colériques. Moi je me disais par exemple : Ah ben oui mais deux grossesses comme ça forcement il y a quoi être en colère, il y a de quoi être fatiguée. Je ne dors pas la nuit, forcément, je m’agace, tu vois bien je n’ai pas dormi. C’est les arguments que je disais à mon mari d’ailleurs.

Cecile : Après ce sont peut-être des choses qui amplifient son état, mais l’état il est là. C’est ça.

Noémie : Effectivement, si on n’a moins dormi… Tout être humain qui a peu dormi, il est beaucoup plus sensible à certaines choses et donc on va s’agacer plus facilement mais quand je dis qu’on a un problème avec la colère ce n’est pas un problème ponctuel, une fois de temps en temps parce que on a mal dormi. Les personnes qui vont nous écouter et qui vont se sentir concernées, elles savent vraiment au fond d’elles même que c’est un problème récurrent qui se présente tous les jours de toute leur vie. C’est-à-dire que tous les jours elles sont confrontées à ça. Que se soit dans le couple ou avec les enfants, il y a cette émotion qu’on n’arrive pas à gérer et en plus on sait très bien, enfin je sais très bien que quand l’émotion passe, une fois qu’on a vidé son sac d’une certaine manière, la personne devient tout à coup elle-même, c’est être hors de soi de se mettre en colère. Elle revient à elle-même et là elle est lucide, elle est consciente que ce qui s’est passé n’est pas normal. Et c’était peut-être démesuré par rapport à l’objet ou à la situation et c’est là où ce n’est plus normal. C’est quand la réaction est démesurée et il y a une récurrence.

Cecile : Les autres sont un peu des miroirs par rapport à ça, non ? On peut utiliser ce que nous disent les autres pour se dire : oui effectivement j’ai un souci…

Noémie : Alors, il ne s’agit pas encore une fois de se culpabiliser Cecile. Parce qu’il y a des mamans qui sont les championnes du monde toutes catégories confondues de la culpabilisation. Parce qu’une maman par nature se dit « c’est de ma faute, voilà. Mon enfant parle moins vite que les autres c’est de ma faute, mon enfant a une tête plate c’est de ma faute, mon enfant n’arrive pas à se faire des amis c’est de ma faute, mon enfant ne s’assied pas bien à la table c’est de ma faute. Tout est de leur faute… (…) Déjà il s’agit de se déculpabiliser. Prendre sa responsabilité, ce n’est pas culpabiliser, c’est être lucide. Ok, La gifle est partie toute seule.

Cecile : S’appuyer sur les faits en fait…

Noémie : Ce n’est pas bien mais m’auto-flageller ça ne sert à rien, c’est passé. Mais je comprends pourquoi mon fils me donne des coups… je comprends pourquoi mon mari crie tout le temps… Je sème moi-même des graines de violence, forcement elles germent, elles poussent et elles font des fleurs. Alors là je les vois à l’extérieur de moi… c’est ça.

Parce que c’est nous qui changeons et les choses changent et jamais le contraire.

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