exrimer sa colère

Ce podcast est le quatrième de la série dans laquelle Noémie de Saint-Sernin partage ses 5 clefs pour gérer notre colère d’adulte. Si vous avez raté la troisième clef, cliquez ici pour l’écouter car c’est une série qui se suit. Dans ce quatrième épisode, Noémie nous aide à comprendre s’il faut exprimer notre colère d’adulte ou la taire et est-ce qu’on peut se débarrasser de notre colère.

Cliquez sur la flèche au dessus de l’image pour écouter ce podcast en direct ou téléchargez-le en cliquant sur ce lien.

Retrouvez moi avec Noémie dans cette conférence en ligne exclusive accessible gratuitement, dans laquelle vous aurez accès à des pépites supplémentaires et à un cadeau spécial : Clique ici pour accéder directement à l’enregistrement de la conférence “Les clefs de la colère”

Partagez cet article si vous aimez 😉

 

Retranscription complète de l’interview de Noémie de Saint-Sernin sur la quatrième clef de la colère :

Cécile : Et alors qu’est- ce qu’on doit faire ? Est ce qu’on doit exprimer notre colère ou est ce qu’on doit la taire…

Noémie : Oui souvent on me dit « est ce qu’on doit s’en débarrasser » on ne va jamais se débarrasser de la colère, c’est une émotion. On ne peut pas ne plus avoir d’émotions et justement c’est dangereux ; qu’est ce qui va se passer ? Ce qui est mauvais dans l’émotion ce n’est pas de ressentir de la colère c’est très sain au contraire. Les émotions, en fait, elles viennent vous dire quelque chose et vous qu’est-ce que vous faites vous leur fermez la porte au nez. Rassurez-vous elles reviendront par la fenêtre et au galop avec une intensité beaucoup plus forte. Quand on retient quelque chose quand ça sort ça explose, parce que forcement on a voulu contrôler. Alors qu’est-ce qu’on fait avec cette colère ? Ce qui est mauvais c’est de la jeter sur quelqu’un. C’est ça qui n’est pas bien, ce n’est pas de ressentir de la colère, or dans nos esprits on fait l’amalgame : la colère c’est pas bien… » parce que les parents, la société disent : on peut pas se mettre en colère, il ne faut pas la montrer, il faut la cacher ce n’est pas bien. Non c’est une émotion. Est-ce que c’est bien de pleurer ? Est-ce que c’est bien ou pas d’avoir peur ? C’est une émotion c’est tout.

Cécile : C’est juste qu’elle est plus difficile à vivre les autres.

Noémie : Voilà, enfin elle se voit plus sur les autres, on peut la jeter sur quelqu’un et c’est là que ce n’est pas bien. Parce que l’autre n’a pas à subir et puis en plus ça peut aller très fort jusqu’à de la violence. Donc là, effectivement c’est même grave. Puisque c’est quand même un délit, on n’a pas le droit de faire des choses pareilles. Ce qu’il faut apprendre c’est à gérer, à vivre en paix avec ses émotions quelles qu’elles soient, la colère y compris. C’est apprendre à écouter. Écoutons ce qu’elle vient nous dire cette colère, laissons la sortir, acceptons la pour ce qu’elle l’est. Elle porte un message, un message qui vient vous dire « eh oh il y a un besoin là et tu l’as pas comblé… parce que quand votre enfant refuse de mettre ses chaussures j’adore cette exemple parce vous ne pouvez pas imaginer le nombre d’enfants qui veulent pas mettre leurs chaussures.

Cécile : C’est vrai, c’est vrai

Noémie : je pense qu’il faudrait faire un comité des enfants qui ne veulent pas s’habiller le matin pour partir à l’école ; oh lala ils sont provocants ces enfants quand même….(rires) Donc quand votre enfant ne veut pas mettre ses chaussures, ce n’est pas pour vous embêter– ça c’est la première chose- mais c’est parce que vous, vous décodez un message. En fait, un de vous besoins n’est pas comblé, lequel ? Je ne sais pas. Mais vous, vous le savez. 

Un besoin d’écoute « je ne me sens pas écoutée à ce moment-là ; je ne me sens pas respectée, je me sens niée dans mon rôle de mère qui devrait donner une consigne qui devrait être acceptée par l’enfant. Je ne me sens pas aimée parce s’il m’aimait il ferait ce que je lui dis.

Il y a quelque chose que je ressens qui est profond qui est vraiment une blessure. Quand je vous dis que c’est une blessure c’est vraiment une blessure. Sauf que ça on n’écoute pas, on se jette sur l’enfant en disant : on va arriver en retard ! ou on fait du chantage : allez met tes chaussures maman va te donner un bonbon, ou on fait de l’humour : Ah tu ne veux pas mettre tes chaussures moi aussi je ne veux pas mettre tes chaussures c’est vrai ça va dédramatiser vaux mieux ça que de lui mettre une baffe. Ça va dédramatiser mais le problème va se représenter et peut être que ce jour-là vous n’aurez pas cette esprit plus détendu qui va vous permettre de faire de l’humour ou de jouer autrement. Parce que je trouve que c’est génial ça moi je désamorce énormément de crises mais j’ai plus de soucis avec la colère. Donc encore une fois c’est un outil de parentalité qui est absolument fantastique, que j’ai découvert d’ailleurs grâce à toi. Je ne savais pas que c’était un outil, moi j’utilise des outils que j’ignore donc c’est bien… voilà je trouve que c’est un outil formidable mais il faut être suffisamment disponible.

Cécile : si on ne l’est pas ça ne peut pas marcher c’est clair.

Noémie : Voilà, là automatiquement il va falloir revenir chercher quel est ce besoin et donc ça s’apprend. Je ne vais pas vous dire comment là, parce que c’est long et donc ça s’apprend. On apprend à gérer, à s’occuper de ces besoins, à venir écouter cette colère, à apprendre à l’écouter parce que ça c’est la première clef. On apprend à l’écouter et quand on l’écoute elle nous délivre un message. Ce message c’est ce besoin, donc on va pouvoir trouver ce besoin, le combler soi-même et donc au fur et à mesure on ne va plus attendre des autres et donc quand votre enfant ne mettra pas ses chaussures vous aurez l’outil « hop, j’ai un super outil là ». Parce que le problème ne va disparaître, vos enfants sont des êtres humains. Il faut qu’ils s’expriment et justement vous leur apprendrez à gérer ça parce que vous n’allez plus vous mettre en colère. Donc lui il ne va dire c’est pas ok. Parce que moi aussi la prochaine fois quand maman elle me donne pas un bonbon au supermarché et bien je lui fais une grosse colère. Parce que c’est comme ça qu’elle le fait elle pour régler mon problème de chaussures le matin. Ou alors je vais lui faire les yeux doux et du chantage voilà… donc moi aussi je vais essayer, je vais apprendre à gérer mes propres émotions et donc vous aurez des enfants qui sauront et qui ne reproduiront pas ce que vous vous avez vécu.

Donc ça m’amène à la quatrième clef dont j’ai dévoilé une grande partie. Souvent ce qu’on fait lorsque la colère arrive, on l’étouffe et on ne veut surtout pas la ressentir. On essaye même la plupart du temps de ne pas exploser parce qu’on contient énormément. Alors je ne vous dis pas qu’il faut dire : « tu n’es qu’un con ! » à votre patron, la prochaine fois qu’il vous fait une remarque. En revanche, allez ressentir et vous connecter à cette colère. Quand vous aurez appris à gérer ces émotions vous saurez aller les écouter et vous aurez peut-être une réponse, parce que si votre patron se permet certaines choses, c’est aussi parce que peut-être qu’il ne sait même pas que ça vous gêne. On ne dit rien. Vous l’avez jamais exprimé, vous ne savez pas comment le faire mais en allant vous reconnecter vous allez apprendre à mieux communiquer, parce que c’est ça en fait, c’est la base de la communication, et vous saurez mieux communiquer y compris avec votre patron. Vous n’aurez plus cette traduction de « je suis agressé », ça va glisser sur vous après. Quand la boulangère sera de mauvaise humeur, vous ne vous direz pas « pour qui elle se prend celle-ci ?  Elle me manque du respect ». Vous ne vous sentirez plus touchée… De la même manière que quand votre enfant ne voudra pas mettre ses chaussures. vous ne vous direz plus : « Il m’aime pas », vous vous direz : « ben oui ben Il ne veut pas mettre ses chaussures ».

Cécile : c’est juste énorme parce que ça change complètement le déroulé d’une journée.

Noémie : Ça change tout, si demain vous n’êtes plus sensible aux regards des autres, imaginez-vous… parce que c’est ça. L’autre a un pouvoir sur moi, énorme puisque il peut arriver à me rendre triste, à me mettre en colère, à me faire peur, mais en réalité c’est parce que moi, je lui donne ce pouvoir. La preuve c’est que nous ne réagissons pas tous de la même manière face à une situation identique. Avec quelqu’un d’extrêmement désagréable face à moi, je ne vais réagir de la même manière que quelqu’un d’autre. Certaines personnes vont se sentir agressées, d’autres vont agresser à leur tour, d’autres vont se marrer en disant : « C’est quoi ce taré ? », d’autres vont être touchés dans l’estime qu’ils ont d’eux même… etc.

Il y a autant de réponses qu’il y a d’interprétations. Je vais apprendre à me connaître mieux, à entrer en connexion avec moi-même, parce que la prochaine fois qu’une émotion et donc là on parle de la colère mais ça marche pour la tristesse, ça marche pour la peur, ça marche pour tout. La prochaine fois que je ressens ça, je sais qu’un de mes besoins n’est pas comblé et je sais comment le combler et je sais comment traduire que ce n’est pas parce que mon compagnon regarde la télé et ne lève pas les yeux quand je rentre, qu’il ne m’aime pas. C’est moi qui ai traduit ça comme ça parce que ça vient toucher à un de mes besoins d’amour par exemple.

Cécile : Merci d’avoir suivi cet épisode. Merci Noémie, on te retrouve très vite dans le cinquième et le dernier épisode de la série « les clefs de la colère ». A très vite.

Retrouvez moi avec Noémie dans cette conférence en ligne exclusive accessible gratuitement, dans laquelle vous aurez accès à des pépites supplémentaires et à un cadeau spécial : Clique ici pour accéder directement à l’enregistrement de la conférence “Les clefs de la colère”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.