les clefs de notre colere de parent

Ce podcast est le troisième de la série dans laquelle Noémie de Saint-Sernin partage ses 5 clefs pour gérer notre colère d’adulte. Si vous avez raté la seconde clef, cliquez ici pour l’écouter car c’est une série qui se suit. Dans ce troisième épisode, Noémie nous parle de l’origine de notre colère d’adulte.

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Retranscription complète de l’interview de Noémie de Saint-Sernin sur la troisième clef de la colère :

Cécile : Bonjour je suis Cécile de leo-melrose.com. Bienvenue dans ce troisième podcast de la série « Les 5 Clefs de la Colère » je suis toujours en compagnie de « Noémie de Saint-Sernin » et elle partage aujourd’hui avec nous sa troisième clé de la colère.

Noémie : Et donc c’est la troisième clef, c’est que l’origine de cette colère vient d’un besoin non comblé, qui a créé une blessure émotionnelle profonde ; souvent on ne s’en souvient pas, même pas qu’on a des besoins non comblés… Souvent quand j’en parle, on me dit :  « Ah bon … »

Dans la formation « les clefs de la colère », j’ai plein de gens qui disent «  Noémie, je ne savais pas que j’avais des besoins moi ». Pourtant, quand je leur fais travailler leurs besoins, elles en trouvent des kilos, des kilomètres de besoins. Nous avons des besoins…

Cette colère en fait vient appuyer sur cette blessure et comme toute blessure comme on ne la voit pas, on l’ignore, comme on ne sait même pas qu’on en a une… on l’a camouflée, on l’a cachée. C’est pour ça que qu’on la voit pas , on l’a même cachée de notre propre vue à nous, et donc du coup quand quelqu’un d’autre vient mettre le doigt sur cette blessure qui est purulente – Au fil des années on peut s’imaginer ce que devient une blessure pas soignée, pas guérie, elle est purulente… et donc, il suffit d’un simple effleurement sur cette blessure pour avoir une réaction disproportionnée par rapport à ce qui se passe. Souvent je donne cette métaphore ; voilà j’ai mes deux bras, celui-ci est sein et celui-ci a une blessure purulente qui est là depuis des années et qui n’a jamais été traitée. Si une plume tombe sur ce bras, si on ne la voit pas, on peut même ne pas s’en rendre compte. Si elle vient se déposer sur l’autre bras en revanche et bien on va y avoir une réaction et si c’est plus fort qu’un bras et bien on va hurler de douleur. Et c’est ce qui se passe quand les autres (ce n’est pas de leur faute c’est nous qui traduisons encore une fois) viennent réveiller nos blessures, et bien à ce moment-là on fait sortir la colère.

Cécile : D’accord, en gros est ce que c’est comme le bras, si jamais on se laisse faire ; est ce que ça empire avec le temps ?

Noémie : Eh bien oui. La preuve et souvent celles qui ont ce souci avec la colère ont pu mesurer que d’abord ça a commencé par des petits énervements… Elles en sont là aujourd’hui, mais elles ont toujours, si elles sont honnêtes avec elles-mêmes, et moi c’est ce que je me suis dit quand j’ai découvert ça. C’est que j’avais toujours eu ce fond d’impatience. D’ailleurs j’étais quelqu’un qui remuait tout le temps les genoux. Quand j’étais assise sur une chaise, là sur la pointe des pieds, je faisais ça avec ma jambe. Donc il y avait bien ce fond de colère et puis j’étais très impatiente : quelqu’un qui ne comprenait pas assez vite, ça m’énervait au bureau, au boulot par exemple. Même ma fille -la première- moi je pensais vraiment avoir été… pas une mère modèle parce que ce n’est pas le but et j’en suis toujours pas une d’ailleurs ; ça n’existe pas (rires)

Cécile : On peut toujours parfaire sa relation mais…

Noémie : Je me suis aperçue, qu’effectivement j’étais très exigeante avec elle, que j’avais quand même des choses comme ça qui n’étaient pas réglées.

Donc oui, cette blessure ça ne va pas s’arranger et d’ailleurs les mamans le constatent. Et en plus elle vient se réactiver dans le milieu familial beaucoup plus fort qu’ailleurs. Pourquoi ? Et bien parce qu’ailleurs je peux mettre mon masque, parce que ces blessures ce qu’on a mis dessus c’est un masque en réalité. Donc dehors je mets mon masque, au bureau j’encaisse. Avec la boulangère qui m’envoie bouler j’encaisse. A la poste, on est désagréable je mets mon masque et j’encaisse etc. Mais le masque on ne peut pas le porter tout le temps.

Cécile : Et ça fait un peu comme l’effet cocote minute ? on garde on garde on garde et quand on arrive à la maison ça explose.

Noémie : En plus, donc il y a deux effets. Il y a l’effet cocote minute. C’est qu’en plus quand je m’en suis prise à personne toute la journée, le vase est plein, la moindre contrariété j’explose. Ça c’est la première chose mais il y a aussi l’autre effet, c’est que le masque je ne peux pas le garder tout le temps. Et d’ailleurs il y a des tas de gens qui offrent une image très différente d’elles à l’extérieur, qui ont l’air même d’être des personnes extrêmement calme, les gens n’imagineraient pas une seconde ce qui peut se passer dans la sphère familiale et d’ailleurs même ces mamans -et je m’adresse à elles- doivent se dire : si les gens savaient comment je suis réellement, ils ne m’aimeraient pas. Elles ont souvent quelque chose de très douloureux et ça c’est le fruit de leurs blessures d’ailleurs même ses pensées là.

Alors Qu’elle sache que c’est faux là. A elles, je leur dit vraiment… c’est vraiment faux, vous n’êtes pas ça vous êtes ça de temps en temps parce que vous avez mal et il y a un proverbe africain qui dit : « quand il a mal même ton chien te mord » ; la preuve c’est qu’on s’en prend aux êtres qu’on aime le plus. A la limite, il vaudrait mieux jeter sa colère sur la postière… ou bien je ne sais pas qui. Voilà on le fait ; pourquoi ? Parce que dans la sphère familiale on est comme protégé d’une certaine manière. Ces gens-là, on les aime et ils nous aiment et puis on ne peut pas garder son masque tout le temps donc là il tombe et comme on a accumulé toute cette colère effectivement, on va la jeter sur le premier qui passe d’une certaine façon. Encore une fois, c’est parce qu’on n’a pas appris à la gérer ; à faire avec ; parce que quand on était petit il peut y avoir plusieurs scénarios mais soit la colère c’était pas admis, soit on niait nos émotions « Ah non mais tu ne vas pas te plaindre… » combien de parents disent ça ; Ah non mais tu ne vas pas te plaindre, il y en a qui crèvent de faim.

Cécile : Il y a toujours pire ailleurs…

Noémie : Quand on dit ce n’est pas grave, quand un enfant vient dire qu’il est malheureux ; effectivement ce n’est pas grave vu de là haut. Ce n’est pas grave qu’un tel ne t’ait pas prêté son stylo à la récréation, ce n’est pas grave qu’il ne t’ait pas invité à son anniversaire, ce n’est pas grave tu verras toi tu seras invité la prochaine fois. Mais c’est très grave pour un enfant. Écoutez-le mesdames ; écoutez vos enfants quand ils vous disent une peine même si ça vous paraît… Ça va durer deux secondes de dire « Ah, et ça t’as fait quoi ? ».  

 Cécile : Faire preuve d’empathie, et se sentir écouter. On a tous besoin de ça, de se sentir écouter, de se sentir compris même si on n’est pas d’accord, parce qu’on peut dire à la fin non à un enfant quand il veut quelque chose par exemple et qu’on ne veut pas lui donner, ou qu’on ne peut pas lui donner. Mais se sentir déjà compris, écouté c’est déjà énorme, donc nous en tant qu’adulte c’est important pour nous aussi de pouvoir se sentir écouté effectivement

Noémie : Parce que rien que ça, ça crée une blessure chez l’enfant qui va dire, Ben en fait je me plains pour rien. Alors qu’est-ce qu’il va faire quand il sera grand, et bien je ne plains plus et je n’écoute plus mes émotions. Moi comme j’ai été un enfant battu, c’est encore pire… Les enfants qui ont subi des violences ont blindé leurs émotions pour ne pas souffrir ; je ressentais plus rien je ne savais même pas ce que c’était de ressentir ; il m’arrivait devant un film de pleurer oui mais même devant le film ça m’embêtait de pleurer.

Cécile : C’est terrible ça…

Noémie : C’est ne plus ressentir, on devient une espèce de robot, mais ce qui nous rend vivant ce sont nos émotions, elles sont essentielles dans notre vie c’est vraiment l’essentiel si on apprend à bien vivre avec ses émotions on peut transformer sa vie sur plusieurs plans.

Cécile : Et puis celles des autres autour de nous, avoir des espèces d’ondes ricochet positives autour de nous… parce que finalement la boulangère qui nous grognait dessus peut être si on est effectivement plus aimable avec elle aussi… Enfin là je dérape un petit peu par rapport au sujet mais ce qu’on est à l’intérieur et tout ce qu’on diffuse et bien ça un impact sur les gens autour.

Noémie : Absolument, d’ailleurs souvent moi quand je vois quelqu’un qui est un peu bougon, c’est le cas dans les administrations par exemple : il suffit de parler à la personne d’elle-même en disant, Ah ça ne doit pas être facile votre boulot… Rien que ça, les gens ont besoin d’être reconnus, en réalité c’est ça parce que toute la journée y en a qui rouspètent parce qu’ils attendent, parce que ça ne va pas assez vite, parce que ceci. Et ces gens-là savent quand ils font certains métiers qu’ils ne sont pas aimés. Les gens qui travaillent aux impôts, à la sécu savent ce qu’on entend partout. C’est une espèce de racisme «  oui ils foutent rien… » et donc la personne sait ce que l’autre pense de lui, c’est peut-être pas vrai mais quand vous arrivez, vous êtes forcement hostile. Elle vous catalogue, comme de toute façon quoi que je fasse quoi que je dise il ne sera pas content donc autant lui donner de bonnes raisons. Et les enfants ils font ça aussi donc de toutes façons maman quoi que je fasse… donc autant faire des bêtises… et tout ça est très inconscient bien sûr… Donc c’est important d’avoir conscience de ses besoins ça va permettre de déculpabiliser, de voir qu’en fait on ne s’est pas occupé de nous, parce que la bienveillance c’est d’abord une histoire entre soi et soi. Il est impossible d’être bienveillant avec les autres, quand bien même si ce sont nos enfants, si on ne l’a pas été avec nous-même.

Et se montrer malveillant… Alors je n’aime pas ce mot malveillant parce que ce n’est pas le but, mais avoir des difficultés à transmettre quelque chose à ses enfants de positif, ça commence simplement par se culpabiliser, léguer de la culpabilité à l’enfant qui la ressent, il faut savoir que nos enfants sont des éponges, ils ressentent chacune de vos émotions, pour le coup ils sont très proches d’eux même, plus ils sont petits plus ils sont proches d’eux même, parce qu’on les a pas encore été conditionnés à se blinder, à cacher ces parties d’eux même.

Donc votre enfant il va répondre toujours, sa réponse c’est par rapport à ce qui est inconscient chez vous, pas à ce qui est dit consciemment mais à ce qui n’est pas dit. C’est pour ça que si vous êtes extrêmement tendue vous-même vous l’avez remarqué. Vous rentrez du boulot, vous avez eu une journée épouvantable… Ça a commencé le matin, en vous coupant, en vous rasant si vous êtes un homme, en tombant la bouteille de parfum, en explosant le parfum sur le carrelage. Et puis après vous avez enfilé le collant il s’est filé et puis après vous êtes tombé dans le bouchon, vous avez raté le train, votre patron vous a engueulé parce que vous n’étiez pas à l’heure, vous avez remis un dossier avec une faute alors que vous saviez… vous avez oublié, enfin bref. Votre journée est comme ça et quand vous rentrez à la maison en vous disant enfin ! Vous êtes tellement tendue que vous enfants le ressentent. Ils sont épouvantables eux aussi. « Mais je ne comprends pas c’est ce soir qu’il fallait, j’ai besoin de paix fout moi la paix mais non ce n’est pas possible.

Cécile : Il y a une sorte de mimétisme…

Noémie : Ils ressentent ce que vous dégagez eux très fortement parce qu’ils sont très proches de vous et des émotions….

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Cecile

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