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Aujourd’hui je voulais vous parler de l’apprentissage des maths et de la relation que les enfants entretiennent avec cette matière.

Si vous parlez de maths autour de vous, à des enfants et même à des adultes, vous pourrez constater que les maths déclenchent des réactions et des émotions extrêmes: certaines personnes vous diront qu’elles ont toujours aimé les maths et généralement étaient douées en maths.
D’autres au contraire, qu’elles détestent les maths et qu’elles ont souffert de ça toute leur jeunesse.
Et c’est une matière marquante parce que dans un parcours scolaire, un élève avec l’étiquette “doué” en maths” part avec de réels atouts, on le qualifie souvent dès le départ de bon élève, et on se dit que c’est un élève qui aura le choix de son orientation, qui pourra s’orienter vers des filières avec des débouchés, bref l’avenir s’annonce plutôt radieux pour lui. Alors qu’un élève mauvais en maths traine cette étiquette comme un boulet…

Bien sûr vous pouvez donner des cours de maths à votre enfant, cela peut faire un déclic mais pas toujours…
Ce qui est malheureux c’est que souvent quand un enfant est nul en maths, la tendance est de lui donner plus d’exercices à faire et cela produit l’effet inverse de ce que l’on souhaite: et généralement plus on lui donne d’exercices de maths à faire, plus il bloque au lieu de progresser.

Je peux d’autant plus vous en parler que j’ai eu longtemps une relation difficile avec cette discipline et que j’ai mis des années à comprendre l’intérêt des maths.

Dans cette vidéo, je partage :

  • l’expérience d’une élève nulle en maths, moi ☹
  • l’analyse que j’ai fait de cette expérience à posteriori
  • Comment faire germer l’idée « maths = plaisir » dans l’esprit de vos enfants

N’hésitez pas à laisser un commentaire 😉

A vous de jouer 🙂

Cecile

Cet article a 8 commentaires

  1. yoda

    Une autre astuce pour les faire compter, c’est le jeu. J’en ai deux qui me viennent en tête :
    – can’t stop : les joueurs lancent 4 dés, et doivent les additionner deux à deux pour faire léviter des moines. Il y a 11 pistes (de 2 à 12) et ils ont un nombre réduit de moines, il faut pouvoir en avancer au moins un pour continuer. Exemple : s’ils tirent 6, 6, 4 et 2, ils peuvent choisir soit les pistes 12 et 6 soit 10 et 8. Pour les tout-petits, c’est un entrainement aux additions. Bonus : quand ils grandissent, c’est un bon moyen de leur faire découvrir les probabilités (la piste 7 est bien entendu plus haute que la 2…)
    – le môlky (quilles finlandaises) : là, il faut faire tomber des quilles numérotés de 1 à 12 et atteindre précisément 50 points. Bref, des additions un peu plus ardues.

    Malheureusement, je n’ai aucune idée de jeu faisant réviser les tables de multiplication. Va falloir que je l’invente ! 😉
    Je pense qu’un article dédié aux jeux qui font apprendre sans être pourtant des jeux éducatifs serait une bonne idée.

    1. Cécile

      Je ne connaissais pas ces 2 jeux, merci de ce partage Yoda. De nombreux jeux de société pas spécifiquement dédiés aux maths participent effectivement au développement de la logique, ou encore à apprendre à compter. Avec ma fille nous jouons beaucoup à des jeux de plateau (collection Asmodée) ou de cartes (par exemple de la collection Djeco: Bata waf, Piou Piou quand elle était plus petite) où elle doit assembler, comparer, compter… Je songerai à faire un article sur ce thème prochainement. Quant aux tables de multiplications, je vais creuser le sujet. Merci encore 😉 Cecile

  2. Garuffo

    Merci pour ce site! Je me sens tellement seule face à la détresse de ma fille qui reste bloquée des qu il s agit de maths!!! Elle est en CP va passer en CE1 et elle bloque sur des petits problèmes tout simples! Je vois bien qu elle ne comprend pas ! La maîtresse me dit que c est encore un manque de maturité car elle est de fin d année mais pour moi c est plus que cela les maths lui font peur! Je vais chez un orthophoniste exprès pour les maths! Je vais essayer de plus jouer avec elle !!! J ai acheté 10000 bouquins avec exercices mais je pense que ce n est pas la solution! Merci

    1. Cécile

      Bienvenue dans la communauté de Leo-Melrose, voyez vous n’êtes pas seule 🙂
      Je comprends votre désarroi, en tant que maman…
      Je ne suis ni psy ni prof de maths (ça ce serait une vraie prouesse 😉 mais en vous lisant j’ai envie de vous demander sur quels types de problèmes bloque précisément votre fille ? C’est sa maîtresse qui vous a conseillé de voir un orthophoniste ?
      Nos enfants ont besoin d’être rassurés et encouragés parce que, ce qui nous semble simple ne l’est pas forcement pour eux (et c’est d’ailleurs valable parfois pour d’autres adultes ;). Quand on comprend quelque chose, tout s’illumine et devient facile, mais quand on comprend pas, et bien on comprend pas… Et plus on vous dit ” mais c’est pourtant facile”, plus on on se sent démuni et bête.
      ça devient douloureux, et on fait parfois l’autruche pour contourner le problème, comme je l’ai fait quand j’étais enfant/ado en disant “les maths ne servent à rien”. Faire l’autruche ne sert à rien, au contraire puisque de toutes façons on doit se frotter aux maths pendant une bonne partie de son parcours scolaire…

      La bonne nouvelle c’est que votre fille passe en CE1 (faîtes lui un bisou de ma part pour la féliciter 😉 et si son enseignante a validé son passage, c’est qu’elle estime qu’elle a des acquis suffisants pour lui permettre d’aborder le niveau suivant.
      Ensuite, que les explications classiques fonctionnent ou pas, personnellement je suis pour une autre approche qui parle bien plus aux enfants et qui permet en plus de passer un bon moment… C’est pour ça que j’aime le jeu !
      Et il existe des tas de jeux pour permettre à nos enfants de passer des caps.
      Au CP on apprend les bases et tout part de la base décimale ou base 10. Donc personnellement je me concentrerais d’abord sur des jeux pour jongler avec les chiffres de 1 à 10. De cette façon, vous pouvez jouer à additionner/soustraire et l’aider à comprendre les notions de plus petit/plus grand, procéder dans l’ordre, etc.

      voici 2-3 idées…
      – choisissez un chiffre entre 1 et 10 et demandez à votre enfant de le deviner : vous allez le guider en disant qu’il est plus petit ou plus grand que celui qu’elle a cité. Si elle ne trouve pas, ou si elle se trompe, dessinez une échelle et mettez un chiffre au dessus de chaque barreau de 1 à 10 en partant du bas. C’est visuel et si elle a une mémoire visuelle ça lui permettra de voir concrètement que 10 est plus grand car il est tout en haut… Vous pouvez utiliser aussi une toise que vous mettrez dans sa chambre pour jouer avec les chiffres ou encore un jeu sympa avec des chiens : bata waf, dont j’ai usé et abusé avec ma fille 😉
      – jouez avec des pièces, des bonbons, des boutons ou encore des bouchons et amusez vous à les cacher. Par exemple vous en prenez 6 que vous montrez, vous lui demandez de fermer les yeux puis vous cachez 4 boutons, et lui demandez combien ont disparu puis combien il en manque pour arriver à 10
      – jouez avec la nourriture… vous avez un jardin, des groseilles, fraises ou framboises ? demandez à votre fille d’en ramasser dix et manipulez les fruits, mangez les et comptez ce qui reste… Pizza ou tarte à table ? découpez les en 10 parts et amusez vous avec…
      – rangez les chaussettes avec votre fille : elle apprend de cette façon à trier et organiser par couleur et par taille et à faire des paires (et faîtes une bataille de lancer de chaussettes à la fin bien sûr 😉

      Ne lui mettez pas trop la pression quand même en lui concoctant un programme spécial “jeux de maths” chargé… Les vacances sont faîtes pour lâcher prise et votre fille n’a que 6 ans…
      Amicalement,
      Cecile

  3. Mathieu Angélique

    Mais je n’en garde pas de bons souvenirs, parce que pour moi, ça signifiait “exercices de maths”, et donc je détestais ça. J’appréhendais beaucoup ça moi aussi, comme Yanisbelkacem qui demande une assistance.

    Je galérais énormément pour réussir à faire les exercices, et encore plus à résoudre les problèmes.

    Je me souviens que chaque année, la maîtresse faisait calculer aux enfants la coopérative de l’école. Je détestais ce moment.
    J’aurais adoré pouvoir comme ta fille manipuler et prendre plaisir à apprendre les maths dès ma toute petite enfance.

    Bravo à toi de t’être souciée de ce problème, pour qu’elle ne revive pas les mêmes difficultés que toi.
    C’est ce qui s’appelle être une bonne maman! 🙂

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